Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                                           Niort-le Chizon, 28 septembre 2019

 

L’inauguration de la stèle et du pupitre d’information en mémoire des 9 victimes fusillées par l’occupant entre 1942 et 1944 dans la vallée du Chizon s’est déroulée le samedi 28 septembre 2019, en présence de Jérôme BALOGE, maire de Niort, de Rose-Marie NIETO, vice-présidente du Conseil Départemental représentant le Président Gilbert FAVREAU, de Stéphanie SAVARIT, Directrice Départementale de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, des élus, des Présidents des Associations d’Anciens Combattants, Patriotiques et de la mémoire, des Porte-drapeaux, de Monsieur Pierre ROPIQUET, déporté survivant des camps de concentration de répression, des familles de fusillés, résistants et déportés.

Pascal WIERZBICKI maître de cérémonie a placé les porte-drapeau derrière le site mémoriel en arc de cercle. Puis, Virginie DAUDIN, directrice du Centre Régional Résistance & Liberté a exposé l’historique des faits. Dominique TANTIN, président de l’Association du Dictionnaire des Fusillés, le Maitron, a quant à lui expliqué les longues recherches liées aux fusillés. Après le Chant des Partisans et l’intervention de Françoise BASTY, Jérôme BALOGE, Rose-Marie NIETO et Jean GOGUELAT fils de René GOGUELAT ont dévoilé la stèle. Puis Stéphanie SAVARIT, Françoise BASTY et Marie-Agnès KOPP, petite-fille de Raymond KOPP ont dévoilé le pupitre. Puis Jérôme BALOGE a insisté sur la flamme de la résistance qui ne doit pas s’éteindre reprenant ainsi la citation du Général Charles de Gaulle inscrite sur la stèle. Après le dépôt des gerbes, la sonnerie aux morts et la Marseillaise, les autorités ont remercié les porte-drapeau.

En ce 28 septembre 2019, les administrateurs du Conservatoire de la Résistance & de la Déportation des Deux-Sèvres et des régions limitrophes remercient le Président du Conseil Départemental, le maire de Niort, la Directrice Départementale de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, le président de l’Association Pour un Maitron des Fusillés et Exécutés, la directrice du Centre Régional Résistance & Liberté pour ce site mémoriel valorisé grâce à leur aide et assistance.  

 Il y a 77 ans, jour pour jour, la vallée du lieu-dit Le Chizon, isolée du bourg de Sainte Pezenne en périphérie niortaise devenait un lieu d’atrocités voulues par les nazis pour imposer leur dictature et exécuter la première victime et toutes les autres par la suite. Cette sentence condamnait définitivement les martyrs à une mort froide, mécanique et irréversible unissant ces suppliciés par le même sort face aux balles de l’ennemi à différentes époques.

Ces 9 fusillés tués par l’occupant étaient considérés ennemis du Reich car ils refusaient le joug nazi et défendaient les valeurs démocratiques en réalisant différentes actions. Un résistant est un combattant qui reste debout face à l’inacceptable, qui s’indigne à sa manière. C’est l’ensemble de tous les actes individuels de résistance qui collectivement a permis aux Alliés de libérer la France plus vite et ainsi de limiter le nombre de victimes du régime hitlérien. En ce 75ème anniversaire de la Libération des Deux-Sèvres, l’esprit de la Résistance et le souffle libérateur doivent rester présents dans nos cœurs.

Aussi la stèle de la Résistance grave dans le marbre l’espoir et le combat contre la barbarie nazie ; le pupitre quant à lui, réalisé par le Centre Régional Résistance & Liberté et par Dominique TANTIN agrégé d’histoire-géographie et docteur en histoire, vise à informer des faits historiques qui se sont déroulés ici-même entre 1942 et 1944 de manière pédagogique et accessible à tous les publics.

 Ces marqueurs de mémoire permettent aux familles de Lucien BRUN, d’Henri GENDROT, de Louis GIRAULT, de René GOGUELAT, de Camille GRATIEN, de Léon JEAN, de Raymond KOPP, de Charles LAINE et de Julien SHUTEE-SCHWARZE de se recueillir sur ces lieux où ils ont perdu la vie pour notre liberté.

Ces marqueurs de mémoire participent à la construction de la citoyenneté au XXIème siècle en donnant un véritable repère aux nouvelles générations pour toujours se souvenir.

Ces marqueurs de mémoire nous imposent avec force et émotion qu’il faut sans cesse lutter contre l’oubli, et agir sans relâche contre la banalisation des extrêmes. Il est de notre devoir de promouvoir ces lieux de mémoire pour développer et pérenniser le plus beau des héritages que ces martyrs nous ont laissés et si bien résumés dans la devise de la France : la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.