Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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Le 5 avril 1945, les généraux américains Bradley, Eisenhower et Patton découvraient, en Allemagne, l’horreur des camps de concentration de répression à Ohrdruf, kommando de Buchenwald en voyant des déportés décharnés et des cadavres entassés tête-bêche.

Ohrdruf présente une double particularité, celle d’avoir été le dernier camp de concentration de répression créé en novembre 1944 par les nazis et celle d’avoir été le premier découvert par les américains. Situé à plus de 70 kilomètres de Buchenwald, ce camp sera vécu et décrit par les déportés comme le plus terrifiant à bien des égards : ni eau, ni électricité, ni contact avec les autres déportés restés à Buchenwald et des heures de travail pénibles sans quasiment rien manger faute de ravitaillement perturbé par les bombardements des alliés. Et se rajoute à cette horreur en hiver 1945, un climat glacial avec des températures pouvant aller jusqu’à -20° Celsius, neige, glace et verglas et pour seuls vêtements des guenilles et haillons.

Le 11 avril 2020 commémore l’anniversaire de la Libération du camp de Buchenwald par les déportés eux-mêmes, organisés clandestinement pour lutter de manière acharnée contre l’hitlérisme, conserver leur dignité et détruire l’hégémonie nazie, parfois hélas au péril de leur vie.

« A Buchenwald et dans ses 139 kommandos, entre 1937 et 1945, 249 570 hommes et 28 230 femmes de plus de cinquante nationalités ont été enfermés, dont plus de 20 000 hommes et 1 800 femmes français. Parmi eux, 56 000 ont été assassinés ou sont morts des terribles conditions imposées par les nazis » comme le souligne Olivier LALIEU, Président de l’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos https://asso-buchenwald-dora.com/

75 ans après, nos pensées émues se dirigent vers les résistants déportés morts en déportation, disparus au cours des marches de la mort, ou une fois rentrés à la maison, et les quelques survivants de toutes nationalités, ainsi que leurs familles.

En raison des circonstances actuelles liées à la pandémie qui sévit sur l’Europe, nous célébrons chacun à notre manière leur combat pour notre liberté et la défense des droits de l’homme et du citoyen contre l’oppression nazie et défendons leurs valeurs de résistance et l’honneur des 3 couleurs. Ainsi, nous pensons chaleureusement à tous les survivants et leur adressons toute notre amitié et nos vœux de santé les plus sincères.

 Plus que jamais, nous restons fidèles à leurs idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité. Par ces mots, nous transmettons leur mémoire de victimes de génocide nazi aux générations actuelles et montantes pour que cesse la destruction de l’homme par l’homme et que vive la construction d’un monde de paix et de liberté.  F.Basty






Dimanche 14 avril 2019, Place d’Appel de Buchenwald, commémoration internationale du 74ème anniversaire de la Libération du Camp de Buchenwald.

Crédit photo Françoise Basty









Mardi 16 avril 2019, Ohrdruf, kommando de Buchenwald, dépôt de gerbes par Jean-Claude Gourdin, fils de déporté mort à Ellrich et administrateur de  l’Association Française  Buchenwald Dora et Kommandos et Françoise Basty, petite-fille de déporté mort à Buchenwald, membre de cette association et Présidente du Conservatoire de la Résistance & de la Déportation des Deux-Sèvres et des régions limitrophes.