Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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               Edmond Proust EDMOND PROUST (GAPIT, CHAUMETTE)


Né à Chenay (Deux-Sèvres), Edmond Proust a 20 ans quand il est mobilisé en 1914. Blessé en 1915, il est sous-lieutenant en 1918. Son courage et sa bravoure lui valent la croix de guerre avec palme. À sa démobilisation en 1919, il est nommé instituteur à Saivres puis à l’école de Perré en 1922.

Il est profondément marqué par les horreurs de la Première Guerre mondiale. Empreint de pacifisme, fervent laïc et républicain, franc-maçon, militant dans l’âme, la République doit – pour lui – promouvoir la tolérance, la laïcité et le progrès social. Ses convictions le conduisent à s’investir dans le milieu syndical et associatif. En 1934, il fonde la Mutuelle Assurance Automobile des Instituteurs de France (aujourd’hui MAIF) qu’il préside de 1935 à 1956 puis, en 1947, il fonde la CAMIF.


Mobilisé dès la déclaration de la Seconde Guerre mondiale le 2 septembre 1939, puis fait prisonnier à Pargues (Aube) au cours des combats de mai-juin 1940 déclenchés par l’offensive allemande, il est libéré en août 1941 en tant qu’ancien combattant de la guerre 1914-1918. C’est animé d’une forte volonté de participer au combat pour la libération de son pays qu’il rentre à Perré.

En 1942, il crée un groupe autonome recruté dans le monde enseignant et mutualiste. En mai 1943, il intègre le mouvement de Résistance Organisation civile et Militaire (OCM) dont il devient responsable départemental en août 1943, après une succession d’arrestations décimant en Deux-Sèvres les cadres de ce mouvement de Résistance. L’unification des forces de la Résistance intérieure dans l’Armée secrète le conduit à en assurer la direction départementale puis régionale dès janvier 1944 suite à l’arrestation du général Faucher (Libé-Nord). Les Alliés le désignent chef des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) en août 1944 pour le département.

À la Libération, en octobre 1944, il poursuit le combat à la tête du 114e Régiment d’infanterie affrontant les troupes allemandes dans la poche de La Rochelle puis à partir de l’été 1945 en Allemagne.

De retour à Perré, il retrouve ses élèves jusqu’à sa retraite en 1949 et se consacre à la MAAIF jusqu’à son décès en 1956.


              Pour plus d'informations Centre Résistance et Liberté Thouars