Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

Cliquez ici pour modifier le sous-titre

                                                Asnières en Poitou  -  Gaston Dechaine


Il  est né le 3/02/1907 à Asnières par Brioux (en Poitou). Gendarme à la brigade de Châtillon sur Loire (45300) il a facilité l’action de résistants.  Dénoncé, il est  arrêté avec l'un de ses camarades et fait l’objet d’une incarcération. Transféré à Compiègne en juillet 1944. Il est déporté le 28/7/1944 au camp de concentration de Neuengamme où il arrive le 31 juillet 1944. Affecté au Kommando de Hamburg, Epuisé et malade, victime des mauvais traitements quotidiens, il est renvoyé à Neuengamme où il décède le 3 janvier 1945.

                                                           Chenay


C'est dans ce petit village qu'est né Edmond Proust (colonel Chaumette) chef des FFI des Deux-Sèvres. La place du village porte son nom et une stèle a été érigée par l'amicale du 114 RI sur laquelle on peut lire :


         Edmond Proust, né à Chenay le 20 octobre 1894, instituteur rural, 

                    président fondateur de la MAAIF et de la CAMIF.  

 Colonel Chaumette chef de la Résistance des Deux-Sèvres commandant le 114RI

                                                           Chizé       cimetière




Jean Roger Métayer, né le 16/1/1898  à Villiers sur Chizé, déporté le 15/8/1944 et décédé à Elrich le 18/1/1945.

                                            Clussais la Pommeraie

René Eprinchard, garagiste à la Clussais-la-Pommeraie est  un résistant de la première heure : il fabrique de faux papiers, il héberge des réfractaires au STO, il cache des résistants recherchés par la SIPO. Il constitue un groupe de résistants à la Clussais- la- Pommeraie. Il ira même jusqu’à  fermer son garage pour prendre une tournée de laitier ce qui lui permettra d’obtenir un ausweis indispensable pour transporter les réfractaires. En juin 1944, ce groupe fusionnera avec  d’autres groupes comme ceux  de René Groussard, d’Albert Dubray d’Ardilleux et du groupe d’Ernest Jousseaume pour devenir le maquis « Fernand ». Il procurera les véhicules indispensables à la mobilité des maquisards. Tous ces groupes participeront à la bataille de Melle.





                                                  Fontadam    le maquis "Fernand"

Créé à l'initiative d'Ernest Jousseaume (Fernand), ce maquis est constitué de la fusion de groupes d'actions paramilitaires déjà présents dans le pays Mellois. Il rassemble de nombreux jeunes hommes, prêts à en découdre et à se lancer dans la lutte armée pour la libération du territoire, à La Roche-Elie puis au bois de la Drouille et enfin à Fontadam entre La Pommeraie et Clussais. Grâce à son expérience militaire, il encadre, instruit et organise ces futurs jeunes soldats. Il les initie à la topographie, les forment à la lutte armée et au sabotage. En août 1944, ses hommes accompagnés des groupes de Sauzé-Vaussais s'appliquent, sur l'axe routier important qu'est la nationale 10, à ralentir la progression des troupes allemandes dans leur remontée vers le front. Vers la fin juillet 1944, le groupe Jousseaume quitte Fontadam et vient s’installer au Petit-Bois d’Aubigné. Le camp du Petit-Bois d’Aubigné sera détruit par les Allemands le 15 août 1944, ils ne trouveront sur place que des véhicules mais fusilleront Jean Cosset, jeune garçon de La Rochelle et comptable du groupe, qui s’était absenté pour aller chercher du ravitaillement. Ses camarades et leurs prisonniers se sont repliés en bon ordre, à pied, pour rejoindre les bois de Hanc. Le 19, ils s’installaient à Pliboux.



                                                


                                           Juillé  -  Rémi Boux

Né en 1923, il fait partie de la promotion 42-43 des jeunes normaliens du Collège Denfert-Rochereau de Saint-Maixent. Il intègre le maquis " Fernand " le 13 août 1944. Il participe à l’attaque de la distillerie de Melle et de l'Hôtel des Voyageurs, opération au cours de laquelle 16 Allemands sont fait prisonniers. Malheureusement, le sergent Rémi Boux sera tué.


                                       Lezay  deux  «justes parmi les Nations »             

Pierre Fouchier était pasteur de la communauté protestante de Lezay (79). Il prit une part active dans le réseau de sauvetage protestant  des Juifs dont l’activité principale se situait à Bordeaux. Le pasteur Fouchier  accueillait dans sa demeure de Lezay les fugitifs en quête d’un asile et les cachait, le temps de leur trouver un abri sûr. C’est l’exemple de la famille Hertz, dont les parents et leurs deux enfants évitèrent l’arrestation en trouvant refuge chez le pasteur. Pierre leur fournit de faux papiers d’identité et les installa au deuxième étage de sa maison, avec Hélène Schweitzer autre clandestine.  Cette dernière, grande figure du réseau, préparait calmement les faux documents nécessaires aux protégés du pasteur. En cas de danger, l’aide ménagère qui participait aux activités clandestines, frappait d’un signe convenu le tuyau du chauffage. A ce signal, Hélène cachait tout son matériel et tout le monde se dispersait. Le pasteur Fouchier agissant par humanité ou patriotisme et mettant sa vie en danger a sauvé des Juifs, des résistants et des réfractaires.  Le 30 octobre 2001, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné au pasteur Pierre Fouchier le titre de « Juste parmi les Nations. »

                                           Lezay  -  Caserne « gendarme Paul Fergeault »               

Paul Fergeault est né à Latillé, le 7 mai 1914. Il  effectue deux ans de service militaire au 21ème Régiment d’Infanterie Coloniale. En 1938, à l’âge de 24 ans, il passe dans la Garde, puis à la 22ème Légion de la Garde Républicaine à Drancy, dès qu’il est titularisé. Après la défaite, il demande à entrer dans la Gendarmerie et obtient sa mutation à la brigade de Rivarennes en Indre-et-Loire, Mais il désire surtout se rapprocher de son pays natal et, en Juillet 1943, il est affecté à la brigade de Lezay. Une de ses premières visites est pour le lieutenant Debiais, de Saint-Sauvant, camarade de lycée, qui s’emploie activement dans la Résistance. Il lui offre ses services et demande à être averti dès que sa présence dans les rangs F.F.I. sera utile. Après la libération du camp de Rouillé, il rejoint la Résistance et un groupe lui est confié. Il campe dans la forêt, avec ses camarades de combat et une partie des internés libérés. Le 27 juin, dès l’aube, la forêt de Saint-Sauvant est cernée par de très importantes troupes ennemies qui vont bientôt entrer en contact avec le Maquis. La fusillade crépite, et l’ennemi subit des pertes. Les munitions sont épuisées, les 31 maquisards du groupe Fergeault sont faits prisonniers et fusillés le jour même à 18h30. Une stèle commémorative  a été   érigée en hommage aux 31 victimes près du village de Vaugeton (RD7) .


                                                Lezay   cimetière




Henri Ferdonnet est né le 25/4/1905 à roumazières (17), il est abattu par les Allemands à Lezay le 15/8/1944.

                                       L'Enclave de la Martinière       cimetière

 Né en 1873, Théodore Bercegeay est cultivateur à l’Enclave de la Martinière dont il a été maire. Il sera révoqué en 1940 pour son appartenance au P.C. Dès 1942, il fonde un groupe de résistance. Ce groupe tente d’incendier la distillerie de Melle, imprime des tracts et envoie des petits cercueils aux collaborateurs notoires, notamment au maire de Beaulieu sous Parthenay Joly et son adjoint Pied, membres du PPF.  Cet envoi  va provoquer une enquête, le bureau de poste est fouillé et les policiers remontent jusqu’à l’expéditeur Etienne Tabutaud qui est arrêté le 22 août 1943. Le groupe est démantelé. Parmi les onze membres du groupe arrêtés, seuls reviendront de la déportation André Coutineau,  Etienne Tabutaud, Pierre Regaissé et Albert Roy. Sont morts en déportation Théodore Bercegeay, Sidonie Fernand, Raoul Pairault, Prosper Costard, Albert Marboeuf et Auguste Roy.




                                  L'Enclave de la Martinière  -  cimetière

Tout près de la plaque Bercejay, trois noms de résistants figurent sur le monument aux morts.

Sidonie Pairault   : Née le 17/8/1899, elle est la mère de Fernand et de Raoul, arrêtée le        25 août 1943, elle est incarcérée à la prison de Niort puis transférée à la Prison du Cherche Midi à Paris. Transférée en Allemagne, elle est incarcérée à la prison de Lauban  puis internée  au camp de Ravensbrück où elle décède le 25/1/1945.

Fernand Pairault : né le 19/1/1917, habitant au Crapaud, arrêté le 22 août 1943, le même jour que son compagnon d'armes Théodore Bercejay et sa mère. Incarcéré à la prison de Niort, puis à la Prison du Cherche-Midi à Paris. Il est déporté en Allemagne sur le convoi parti de Paris Gare de l’Est, le 6/1/1944 et qui arrive à Natzweiller le 7 janvier 1944. Transféré à Dachau le 4 septembre 1944, puis de Dachau à Mathausen où il décède le 26/2/1945.

Raoul Pairault : Né le 12 juin 1924, habitant au Crapaud, commune de Saint Léger de la Martinière. Frére de Fernand, arrêté  le 28 août 1943 à son domicile, Incarcéré à la prison de Niort, transféré à la prison du Cherche Midi à Paris. Il est embarqué gare de l’Est le 6 janvier 1944 pour le camp de concentration de Natzweiller. Il est transféré à Dachau le 4 septembre 1944  puis transféré à Mathausen où il décède le 10/1/1945.


                                                       Limalonges    -   Rol-Tanguy

Henri Rol-Tanguy, militant communiste français, membre dirigeant de la Résistance, chef des F.F.I. de la région parisienne, a largement contribué à la Libération de Paris.

En Septembre 1942, le risque d'une arrestation conduit la direction des FTP à éloigner Rol-Tanguy de Paris en le nommant commissaire politique de l'inter région FTP Anjou-Poitou. Il constitue le triangle de direction avec Michel Muzard et Camille Thébault. "Rol" est hébergé avec sa femme Cécile à Vouillé dans la Vienne mais aussi à Limalonges dans la ferme de la famille Drouet. Il sillonne la région et organise l'action des FTP. Un embryon de maquis est créé près de Niort en Novembre 1942 avec les frères Durosier. En Mars 1943, "Rol" reçoit l'ordre de regagner la région parisienne.  Après la guerre, Henri Rol-Tanguy et sa femme Cécile sont revenus à différentes reprises pour participer aux cérémonies de Sauzé-Vaussay

                                                 Montalembert


Le 8 octobre 2017, un mausolée portant les noms  de 7 personnes d’origine juive est dévoilé à Montalembert. Elles ont été arrêtées les 21 août et  9 octobre 1942, par la  gendarmerie française. Elles seront déportées et exterminées à Auschwitz.



                                 voir la cérémonie du 8 octobre

 

                                                            Mougon

 Né à Vouillé le 1/4/1888, Étienne Girard était devenu agriculteur à Mougon. Pendant la guerre, il a hébergé un résistant du réseau de Résistance Alliance qui avait commis un attentat contre la base allemande de La Pallice à La Rochelle. Après son retour à La Rochelle, il est arrêté, et interrogé.
Peu après, Étienne Girard, ainsi que Yann Roullet, pasteur protestant de Mougon, est arrêté et déporté au camp de concentration de Natzweiller-Struthof en Alsace où il sera exécuté avec Yann Roullet, Léonce Vieljeux, le 2 septembre 1944 avant l’évacuation du camp vers l’Allemagne.
Son nom a été donné à l’avenue principale de Mougon et ajouté récemment sur une plaque du monument aux morts de Vouillé





                                                           Pliboux       ferme Normand



Au mois de février 1943, arrive à Niort Jean-Pierre Bonsang "Brulage" opérateur radio du réseau Délbo-Phénix. Dans les premières semaines de mars, il commence ses émissions dans un rayon de 150kms autour de Niort ; Cerizay, Melle,Champdeniers, Sauzé-Vaussais et à Pilboux dans la ferme des époux Normand. Il était toujours accompagné de Noëlle Desgranges "Katia". Les émissions à destination de Lonfres dureront de mars 1943 au 30 septembre 1944 expliquera M.Normand.

                                                Prailles  -  Stèle cimetière

Stèle à la mémoire de cinq résistants déportés et décédés dans les camps de concentration.

Maxime Fouchier  46 ans - né à Prailles (79800) le 29 juin 1898.  Engagé dans le réseau « Delbo-Phénix ». Départ de  Compiègne le : 4 juin 1944. Arrive au camp de concentration de Neuengamme le 7 juin 1944. Transféré au camp de concentration de Sachenhausen. Affecté au Kommando de Lichterfelde  L’ensemble du Kommando est renvoyé à Sachenhausen, où il décède le 5/1/1945

Léona Rivault   51 ans - épouse de Maxime Fouchier, arrêtée par la Gestapo le 18/4/1944,  incarcérée à Niort ou à la Pierre-levée à Poitiers. Transférée au fort de Romainville. Départ pour l’Allemagne de la gare de l’Est le 25 mai 1944. Arrive à Sarrebrück, camp de Neue-Bremm. Transférée le        13 juin 1944 au camp de concentration de Ravensbrück où elle arrive le 15 juin 1944. Très éprouvée et malade, elle est au nombre des 5 détenues prises en charge le 9 avril 1945 par la Croix-Rouge Germano-Suisse. Elle sera libérée avec ses camarades en Suisse à cette date, soit 3 semaines avant la libération du camp de Ravensbrück. Est - elle décédée en Suisse ?

Louis Fouchier  24 ans - né  à Prailles  (79800) le 21 janvier 1920. Réseau « Delbo-Phénix » Départ de Compiègne le 4 juin 1944. Arrive au camp de concentration de Neuengamme le      7 juin 1944. Aucune indication après cette date, considéré disparu.

André Fouchier 23 ans - né à Prailles (79800) le 24 avril 1921. Réseau « Delbo-Phénix »  Départ de Compiègne le 4 juin 1944 pour le camp de concentration de Neuengamme. Décédé  à Neuengamme le 5 Novembre 1944.

Octave Nocquet  né le 24 mars 1903 à Prailles (79800), Réseau « Delbo-Phénix »  arrêté le     18 avril 1944. Incarcéré à Niort ou à Poitiers, prison de la Pierre–Levée. Transféré à Compiègne dont il part sur un convoi le 4 juin 1944. Il arrive le 7 juin 1944 au camp de concentration de Neuengamme. Affecté au Kommando de Hannover-Stöken. Il décèdera à Neuengamme le 3/4/1945.


                                                 Rom    cimetière

En juin 1944, le capitaine Tonkin du 1er régiment S.A.S. britannique est chargé de l’opération  « Bulbasket » qui a pour mission de retarder par tous les moyens l’envoi d’unités allemandes vers la Normandie  et détruire les dépôts d’essence et de munitions de l’ennemi. Le 25 juin, le commando Tonkin part s’installer dans la forêt de Verrières. Le 27 dans la soirée, le sergent Ecclet et le caporal Bateman partent à bord d’une jeep en mission d’observation au tunnel de Saint-Benoît. Le 29, ils sont faits prisonniers et emmenés à Poitiers où ils sont interrogés et torturés par la Gestapo. Ils ne parlent que le 3ème jour pensant que le commando a quitté la forêt de Verrières en fonction du principe de sécurité. Le 3 juillet, les Allemands accompagnés du S.D. (Police Militaire) et de la milice, soit environ 800 hommes, encerclent la forêt de Verrières vers 5 heures du matin. Hans Fuller, du S.D. raconte : « Nous étions dans le bourg de Verrières endormi lorsque nous avons vu un homme avec un béret de parachutiste qui poussait une brouette. Nous l’avons suivi et capturé au moment où il ressortait du village. Sous la menace, il nous a indiqué la direction où se trouvait le camp des parachutistes ». Le combat s’engage vers 7 heures. Le capitaine Tonkin met en batterie la mitrailleuse Vickers avec laquelle il tient les Allemands en respect. L’écrasante supériorité numérique de ceux-ci ne permet pas de continuer le combat et il ordonne la dispersion par petits groupes Pendant ce temps, les Allemands avaient activé le bouclage de la forêt et toute fuite devenait impossible.

 

                                                   Rom  -  Aymé Adrien


Sur la tombe familiale, une plaque a été apposée à la mémoire de Victor Adrien Aymé. Né le 15 septembre 1908 à Sainte Soline.  Il entre dans la Résistance en 1941, s’engage dans le réseau « Louis Renard ». Est arrêté par la Gestapo à Poitiers en 1944, et est incarcéré à la prison de la Pierre-Levée. Il est transféré à Paris, incarcéré à la prison de Fresnes et classé N.N. Il est embarqué gare de l’Est le 1er juin 1944 et interné le 2 juin  au camp de concentration de Natzweiller. Affecté au Kommando de Dautmergen, il y décède le 31 janvier 1945                                                      


                                                      Saint-Sauvant

 Le bilan est très lourd : 7 maquisards ont été fusillés à La Couarde (Verrières). Le lieutenant anglais, Stephens, blessé, est achevé à coups de crosse par les Allemands devant la population du village. 31 parachutistes S.A.S. anglais ainsi qu’un pilote américain qui les avait rejoint le 1er juillet sont faits prisonniers. Parmi eux, trois blessés sont admis à l’Hôtel-Dieu (OGG, Williams et Pascoe). Ils furent peut-être transférés à Tours. Leurs corps n’ont jamais été retrouvés. Les parachutistes faits prisonniers sont emmenés à la prison de Poitiers. Là, ils furent interrogés par la Gestapo sous le commandement du docteur Herold.  La décision concernant le sort des prisonniers était laissée au commandant du corps, le général Gallenkampf. Le chef d’état-major, le colonel Kostlin reçut l’ordre de les faire fusiller, conformément à l’ordre signé par Hitler en octobre 1942, « de faire fusiller tous les parchutistes alliés, même pris en uniforme ».  Deux jours plus tard, à l’aube, le lieutenant Crisp, 29 de ses hommes et le pilote américain sont emmenés en camion de Poitiers au lieu d’exécution : le « bois de Guron » dans la forêt de Saint-Sauvant.  Là, le capitaine Schoning, déclara au lieutenant Crisp que lui et ses hommes allaient être fusillés sur ordre de Hitler. Schoning ajouta qu’il avait honte de porter l’uniforme allemand.  L’endroit où ils avaient été enterrés ne fut découvert qu’au mois de décembre 1944 par des chasseurs, sur le territoire de la commune de Rom où leurs corps sont inhumés

.





                                         Saint-Vincent la Chatre  -  Auguste Roy 

 

Il est né le 5 novembre 1891 à la Friconnière de Saint Vincent la Chatre. Engagé dans la résistance, membre du groupe  de Théodore Bercegeay depuis 1942. Arrêté le 22 août 1943, il est incarcéré à Niort et transféré à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers puis il est incarcéré à la prison de Fresnes à Paris et classé N.N. Il est embarqué le 6 janvier 1944 gare de l’Est à destination du camp de concentration de Natzwiller où il arrive le 7 Janvier 1944. Il sera transféré à Dachau le 4 septembre 1944. Il décèdera à Dachau le 18 février1945. 


     

                                       



                                    Sainte Soline  «  le train de la mort »


Marcel Baudiffier est né le 2/12/1925 à Coblentz. Il est arrêté le 9/6/1944 et incarcéré à la prison de la Pierre Levée à Poitiers. Transféré à la prison de Fresnes à Paris, il est classé N.N. Il est transféré à Compiègne et embarqué sur le convoi du 2 juillet 1944 à destination du camp de concentration de Dachau. Avec plus de 2000 déportés à déplacer, le manque de matériel à imposé qu’ils soient plus de 100 détenus par wagon. De plus, ce voyage qui  prend généralement moins de 48 heures, s’est étalé sur plus de 3 jours sous une chaleur suffocante, sans la moindre boisson. Ce convoi a été nommé « Le train de la mort » car sont décédés, au cours de ce voyage, 530 détenus dans des conditions affreuses. Marcel Baudiffier fut du nombre des victimes.    

                                    Place de la libération      Sauzé-Vaussais   

Sur cette place, devant la mairie, un pupitre propose un parcours mémoriel sur les actions de la Résistance dans la région de Sauzé-Vaussais. En effet dans cette région trois groupes de résistants se constituèrent .Celui de René Eprinchard sur la Commune  de Clussais La Pommeraie, qui se rallia par la suite, au groupe d’Ernest Jousseaume, alias “Fernand” de Melle ; le groupe « le docteur » des frères Tabourdeau, Robert et Raymond et le groupe “Jean Paul” dont le responsable était Armand Rivaud de Sauzé-Vaussais et Raymond Cluzeau de Limalonges, et dans la partie militaire par un ancien des brigades internationales en Espagne, Gilbert Banlier . La résistance dans le canton de Sauzé-Vaussais, avec un effectif de près de deux cents Résistants, fut très active. Il est vrai que la ligne ferroviaire et la route nationale 10 Paris Bordeaux étaient des points stratégiques et propices aux sabotages et embuscades.

Voir  dans actualité  8 mai 2018 à Sauzé-Vaussais

                        Sauzé Vaussais  -  Abel Billy   « Compagnon de la Libération »

 Abel Billy est né le 13 octobre 1909 à Saint-Porchaire (Deux-Sèvres). Après des études secondaires, il passe le concours de percepteur et entre dans les services de la Trésorerie générale. Il est nommé inspecteur à la Trésorerie générale de Brazzaville. Il entend l'appel du 18 juin 1940.  Refusant l’armistice, il participe au ralliement du Congo à la France libre, le 28 août 1940. Le même jour, il s'engage dans les Forces françaises libres. Il prend part aux opérations de conquête de la Syrie où il est blessé d'une balle à l'épaule, le 14 juin 1941. Evacué, il rejoint le B.M.1 avant complète guérison. Envoyé au cours des élèves officiers de Damas, il en sort aspirant en janvier 1942 et rejoint sa compagnie d’origine au BM 1. Fin Mars 1942, avec son bataillon, Abel Billy est dirigé vers le Tchad. Il se distingue comme chef de section pendant les campagnes de Libye et de Tripolitaine, et tout particulièrement dans la conquête du Fezzan, avec la colonne Leclerc de Novembre 1942 à Mai 1943. En Août 1943, il est affecté à la 4e Brigade de la 1ère Division française libre comme chef de section de la Compagnie antichars n° 4. Il prend part à la campagne d'Italie, où il débarque en avril 1944, et participe à la campagne de France en débarquant en Provence en août 1944. Lors de l'assaut du Golf Hôtel à Hyères, transformé en blockhaus par les Allemands, le sous-lieutenant Abel Billy est tué, le 21 août 1944, d'une balle dans le cou, alors qu'à la tête de sa section, il remportait l'objectif.





                                                  Sauzé-Vaussais  -  Célébrations       

Tous les ans, courant Octobre, une journée de la Résistance est organisée à Sauzé-Vaussais. A cette occasion, les autorités et la population se rendent au cimetière de la commune et les tombes de plusieurs Résistants sont honorées d’une gerbe de Fleurs.

La Commune de Sauzé-Vaussais a eu neuf ressortissants morts au combat: les frères Billy, Abel 35 ans, Henri 28 ans ; les Frères Prat, Jean et Pierre ; Maurice Flamé 31 ans ; Olivier Boussiquet, 24 ans ; Georges Maress ; Jacques Prieur et Edgard Rogeon, 20 ans décédé au camp de concentration à Buchenwald ;. Dans ce même cimetière, se trouve également la tombe de l’abbé Bonnin, curé de Smarves,  mort en déportation le 4 avril 1945, à l’âge de 38 ans.

Les frères Tabourdeau Raymond et Robert sont également inhumés dans ce cimetière. Deux frères qui s'engagèrent dans la Résistance, formant un groupe de combat affilié aux FTP de la Vienne dont ils reçurent l’armement. Le maquis "Le Docteur" de Robert Tabourdeau, composé de quelques dizaine d'hommes, organisera des coups de main sur la Nationale 10  Paris-Bordeaux et participera à la bataille de Melle.



                                           Sauzé-Vaussais - l’abbé Bonnin                               

Plaque apposée sur la tombe familiale à la mémoire de l'abbé Bonnin. Né le 19 mars1907 à le Potonnier de Loubigné (79110), engagé dans le  réseau  de renseignements « Renard »  de Poitiers. Il est arrêté avec l’ensemble de ses membres, en 1943. Incarcéré à la prison de la Pierre Levée à Poitiers, il est transféré à la prison de Fresnes à Paris et classé N.N. Embarqué gare de l’Est le 18 février 1943 dans un groupe de 39 détenus, il arrive à Hinzert le 19 février 1943. Incarcéré en attente de  jugement à la prison de Wolfenbüttel, puis transféré à la prison Brieg, pour être jugé au Tribunal de Breslau et condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il est ensuite dirigé sur le camp  de concentration de Gross-Rosen puis transféré directement au Kommando de Nordhausen dépendant de Buchenwald  pour les travaux d’aménagements sous terrain de des usines de V.1 & V2. à Dora. Epuisé et malade, il décède au Kommando de Norhausen le 4 avril1945.

                                                          Triou de Mougon


Marius Gazeau : résistant, tué par un avion allié le 4juillet 1944 à Triou de Mougon. Médecin à Prahecq, membre du réseau de Résistance de l'Organisation Civile et Militaire, triangle 16, Marius Gazeau participait à la réception de parachutages d'armes, à l'hébergement de résistants ou aviateurs en fuite. Il exploitait ses activités professionnelles de médecin pour se déplacer librement et rencontrer beaucoup de gens. Il a été mitraillé par un avion canadien qui a pris son automobile pour un véhicule allemand. Une stèle a été érigée en 1946, grâce à des résistants médecins, à l'endroit où il a été tué. Son nom a été donné à une petite place de Prahecq en l'an 2000.





                                                                Verrines sur Celle

                                           Abert Marteau   Compagnon de la libération

Albert Marteau est né le 23 mai 1911 à Verrines-sous-Celles, de parents jardiniers horticulteurs. Il s'engage dans la Marine en 1928 comme radio volant de l'Aéronavale puis sert dans le Génie à partir de 1933. En 1939 il se porte volontaire pour le corps expéditionnaire de Norvège où il est chef d'un détachement de radios. A son retour en France, à Brest, le corps expéditionnaire, devant l'avancée allemande, doit rembarquer pour l'Angleterre. A Londres, le 26 juin 1940, Albert Marteau s'engage dans les Forces françaises libres. Volontaire en janvier 1941 pour servir dans l'aviation, Albert Marteau contracte un engagement dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) à Brazzaville et est affecté à la 2e Escadrille de Bombardement sous les ordres du commandant Goumin. Le 16 mai 1941, alors qu'il lance sur Beyrouth des tracts invitant les troupes françaises à se rallier à la France libre, il est blessé à la cuisse, son avion, piloté par le commandant Goumin, étant criblé de projectiles. Puis au cours d'une mission en vol rasant, il tente de percer les défenses de chasse et de DCA autour de la Crête, et de ravitailler en médicaments, vivres et munitions, les derniers éléments des troupes néo-zélandaises encerclées sur le terrain de Retimo. Son l'avion abattu en flammes, Albert Marteau est blessé et fait prisonnier. Il demeure en captivité dans huit camps différents de mai 1941 à mai 1945. Albert Marteau est décédé le 2 août 1996 à Niort. Il a été inhumé dans sa propriété de "La Cannaie" à Celles-sur-Belle.





                                                Vernoux sur Boutonne  -  Abel Tirand 

Il est né le 2 septembre 1903 à Vernoux sur Boutonne (79170). Percepteur au trésor public à Niort (où son nom figure sur une plaque) puis dans la Sarthe où il participe à un réseau de Résistance, il est arrêté à son bureau  en 1944 et incarcéré à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers. Transféré au camp de Royal-lieu à Compiègne. Le 12 mai 1944, il fait partie du transport en direction de Buchenwald où il arrive le 14 mai 1944. Sans délai, il est affecté au Kommando d’Ellrich, pour les chantiers de terrassements souterrains de Dora. A ce travail infernal, il semble avoir tenu une dizaine de mois, ce qui est exceptionnel. Epuisé et vraisemblablement atteint par la tuberculose, il est transféré sur un convoi sanitaire à Bergen Belsen où il disparaitra en avril 1945, à la veille de la libération.

Sources : fiches du Conservatoire de la Résistance,  site du CRRL Thouars, site Combattants du Mellois, Michel chaumet « La Résistance en Deux-Sèvres », archives particulières.

Crédit photographique : Jean-Claude Giraud, Philippe Sibileau , Michel Clisson, Michel Lacombe, Charles Voirin, Jean Faucher, Nouvelle République.