Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                                                          Airvault

Pierre Sarre est né le 15 décembre 1925 à Latillé  (86190) – Engagé dans la résistance au titre des F.F.I. dans les Deux-Sèvres. Mort au combat le 30 août 1944 à Airvault (79600). Il obtint la mention « Mort pour la France » le 28 février 1946 et fut homologué Caporal FFI le 15 novembre de la même année. Voici le récit des circonstances de son décès relatées par son chef de groupe, le sous-lieutenant Jean Pothier, alias « Grégoire » : « Vers 17 h 30, à la suite du vol d’un vélo de notre groupe par un officier allemand, nous sommes partis à sa poursuite en voiture. Cet officier étant pratiquement habillé en civil, il y eut un instant d’hésitation  de notre part. Après un arrêt brutal de la voiture, un des hommes assis à l’arrière est tombé en descendant. L’Allemand se trouvait à ce moment-là à notre hauteur. Nous avons commencé à tirer aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur de la voiture. Sa riposte fut immédiate et  lui permit de tuer notre chauffeur. Dans la confusion, l’Allemand bien que blessé, réussit à disparaître. Pierre Sarre est mort sur le coup de deux balles de revolver dans la tête Il fut  inhumé à Airvault.                                

                               Source dictionnaire des fusillés






                                                                    L'Absie



Sur ce calvaire, une plaque à la mémoire de Bernard de Gaillard, jeune FFI de 21 ans, tombé en ce lieu le 24 août 1944 lors d'un accrochage avec les troupes Allemandes. Le 23 août un groupe de FFI attaque un convoi Allemand et tue l'un des soldats. En représailles, les Allemands reviennent le lendemain et menacent de fusiller trois habitants qu'ils ont pris en otage. Le sang-froid du gendarme Henri Jore, intervenant auprès du responsable unité militaire,  permet d'éviter le pire.  Mais  au même moment, une voiture venant du Bourgneuf apercevant le barrage allemand bifurque brutalement sur  la rue du cimetière provoquant le tir de deux militaires. Le jeune chauffeur, Bernard de Gaillard  est tué sur le coup. Il venait du Bourgneuf et se dirigeait vers Mouilleron en Pareds son lieu de vie. Un autre civil Louis Cantet, expert géomètre, est tué ce jour là par une sentinelle Allemande alors qu'il essayait de quitter son domicile. Le 24 aout 2016, une plaque en hommage  au gendarme Henri Jore a été dévoilée sur la place de L'Absie.

                                                           L'absie

André Jabouille est né le 3 décembre 1910 à Secondigny.  Il a fait ses études à l'école Normale de Parthenay et il était en poste à l'Absie lorsque la guerre éclate en septembre 1939. Il a fait son service militaire à Saint-Cyr Coëtquidan et est sorti major de sa promotion, lui qui était antimilitariste! Son incorporation dans le 11e régiment de la Légion étrangère a été pour lui une  vraie condamnation puisqu'il a dit à sa femme lors de sa dernière permission "Si je ne change pas de régiment, je ne reviendrai pas" Parole prémonitoire! Il est tué à Saint-Germain sur Meuse le 18 juin 1940, jour de l’appel du Général de Gaulle.

Son nom figure sur le monument aux morts de l'Absie ainsi que sur celui de l'école normale de Parthenay (collège du Marchioux).

  (photos Vincent Jabouille)

                                                                    L'Absie


Le 24 aout 2016, une plaque hommage au gendarme Henri Jore a été dévoilée sur la place de L'Absie.


Voir la page actualité L'Absie


                                            Opération Scénery II - Assais-les-Jumeaux

Dans la nuit du 16 au 17 décembre 1943 un Lyslander atterrit dans la plaine d’Assais, avec mission d’exfiltrer vers l'Angleterre  Robin Hooper et Joseph Dubar. Après l'échec de l'opération Scenery.1- à Périgné, Jean Depraetère, chef du réseau Delbo-Phenix, propose à Londres de renouveler l’opération sur le terrain situé à Ecoussais près d'Assais (à 25km de Parthenay). Le pilote, Bob Hodges, pose son appareil sans difficulté. Quelques minutes suffisent pour embarquer dans le Lyslander Robin Hooper et Joseph Dubar et l’appareil repart. De leur côté, l'équipe de réception au sol (Jean Depratère, Louis Michaud, Albert Luyckx et André Airault) prend en charge l'agent belge  François de Kinder (Xavier), émissaire du gouvernement belge en exil.

                                       Ecoussais Parachutage d'un opérateur radio      

Le 23 août 1943, l'opérateur radio Jean Hoyoux (Rider) est parachuté au dessus d'Ecoussais. Pris en charge par Jean Depraetère, chef du réseau de renseignement Delbo-Phénix et son équipe, sa mission est le repérage des rampes de lancement des fusées V1 et V2.

                                       La Girardière   Azay sur Thouet

Le 13 juin 1944, vers 15h, deux tractions conduites par des policiers de la SAP de Poitiers entrent dans le bourg d'Azay sur Thouet. Elles s'arrêtent devant le petit bistrot tenu par Valentine Germain. Ils viennent arrêter Gabriel Tellier, responsable FTP. La veille, ils ont arrêté dans un café à Parthenay, Marcel Chassagne, inter régional FTP et qui avait rendez-vous avec Tellier le lendemain. Dans la matinée une explosion se produit au passage à niveau de la Maladrerie, Tellier et un de ses camarades sont à l'origine du sabotage, il n'y a pas de victimes. Les policiers du commissaire Rousselet se précipitent dans le café, Tellier tire un coup de feu en l'air. Puis il s'enfuit à travers champ et après une brève poursuite, l'un des inspecteurs l'abat de plusieurs rafales de mitraillette. Les policiers ramènent le corps dans une brouette à fumier.

                                              " Il avait 22 ans"

                                  " la Bigorlière    Beaulieu sous Parthenay

À la demande du Colonel Edmond Proust, chef de l'Armée secrète (AS) des Deux-Sèvres, Georges Guignard (Bertrand), chef des résistants de Parthenay est chargé de trouver un terrain de parachutage pour une double mission : la réception d'armes pour l'Armée secrète et celle de trois hommes de la mission interalliée "Jedburgh Tony". Dans la nuit du 17 août 1944, les résistants de Gâtine réceptionnent non seulement des armes mais également les membres de la mission interalliée Jedburgh Tony en route vers la Vendée voisine. « Trois amis vous visiteront ce soir » annonce le parachutage des membres de l’équipe Jedburgh composée du : Major Robert Keith Montgomery, du Capitaine Lucien Paris (Ecu), et du Sergent-radio John E.Mc Gowam (Quarter), « Le pli de mon pantalon est droit » annonce le parachutage d'armes et de matériel. 24 containers sont largués par trois avions Liberator. Les premiers containers lâchés prématurément tombent dans un l'étang. Tout est récupéré avant le jour par une vingtaine de résistants. La chute du Major Montgomery, à la cime d'un grand chêne est le seul incident survenu. Blessé à une jambe et retenu par les harnais de son parachute, il panique et tire croyant à la présence de l'ennemi. Délivré de sa position au lever du jour, il est transporté jusqu'à la villa Simplette dans le bois Néry où le docteur Ardouin de Vautebis le soigne. Les trois hommes rejoindront le maquis du lieutenant FFI « Pavageot » à Dompierre-sur-Yon, à 8 km de la Roche-sur-Yon

                                                                   Champeaux

Une attaque du Triangle 16 contre un convoi allemand a eu lieu le 26 août 1944 sur la route de Niort à Parthenay. Dans la nuit du 25 au 26 août, une trentaine d'hommes du Triangle 16 désignés pour cette action partent pour les Fours à Chaux sous le commandement du capitaine Antonin. Peu après 7 heures, l'arrivée d'un convoi allemand de plusieurs centaines d'hommes et de 14 véhicules est signalée. Les maquisards attendent pour ouvrir le feu que les camions de tête se trouvent dans leur champ de tir. Les fusils mitrailleurs s'attaquent successivement à tous les camions, en déplaçant leur tir de la tête de l'escorte à la queue du convoi et retour. Les soldats allemands s'écroulent dans les camions ou tombent sur la route... Les occupants des voitures particulières sautent à terre et commencent à tirer. Mais pris sous le feu du premier groupe de protection des F.F.I, ils doivent s'abriter rapidement dans les fossés.  Pendant ce temps, le deuxième groupe de protection a ouvert le tir sur le reste de l'escorte. Le capitaine Antonin, ignorant l'importance de cet élément et conscient du danger qu'il représente, donne immédiatement l'ordre du repli.

 

                                               Le Beugnon - " Chicheville"    

Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1944  s'effectue sur la commune du Beugnon en Gâtine un parachutage d'armes destinées aux groupes francs de la région. Le Message de la BBC était : « Son chèque est sans provision ». L'opération est prévue sur la commune du Beugnon, sur le terrain de Chicheville, propriété de Maurice Croisé. L'équipe de réception se compose de plusieurs groupes de Francs-Tireurs partisans (FTP) sous le commandement et en présence du Colonel Robin (Colonel Michel), responsable départemental des FTP. Malgré un mitraillage du terrain par un avion allemand qui a repéré le balisage, ce sont 8 tonnes d'armes et de munitions, qui sont récupérées cette nuit là. Cachés un premier temps dans les dépendances de la ferme Croisé, les containers sont transportés par Emile Fortin à " la Métayère ", une exploitation abandonnée. Ce déménagement est remarqué par des collaborateurs de la région qui s'empressent de le signaler aux Allemands. Ceux-ci attaquent en force, mais trop tard, la précieuse cargaison vient juste de changer de place. Les armes sont dissimulées en 5 lieux : Chicheville- LaMétayère- Le Puy-Montparnasse- Le Rétail. Elles équiperont progressivement les groupes Francs-Tireurs partisans (FTP).


 







                               la Pizonniére, la Bataillère             Cours

Dans les  nuits du 26 au 27 août et du 9 au 10 septembre 1944, deux opérations de parachutage, menées sur la commune de Cours permettent à la Résistance, aidée des équipes interalliées de récupérer armes et matériel pour poursuivre la lutte. Le message de Londres était : « Pic aux épaules carrées, nous disons six fois » 8 tonnes de munitions et de matériel sont réceptionnées. Le terrain choisi se situe à proximité des fermes de la Bataillère et de la Pizonnière. Ces parachutages ont lieu sous la direction du Capitaine Arnaud (Bertrand) et du Major Whitty (Harold) assisté du Lieutenant Jolliet et du radio Verlander. Y assistaient également le Colonel Proust (Chaumette), le Capitaine Gautier et le Sergent-Chef Rémy Cantet. Les  8 tonnes d'équipements et de munitions  ont été données au 114e Régiment d'Infanterie chargé de contenir l'ennemi sur la poche de La Rochelle. Le triangle 30, qui espérait plutôt l'envoi d'armes, ressent lui une certaine déception.

                                           "la Croix du Saule"            la Peyratte


Au lieu dit "la Croix du Saule" sur la route de la Peyratte à Thénezay, juste avant le château de Maurivet, le 14 juillet 1944, quatre résistants qui transportaient des armes furent interceptés, par une voiture et un camion Allemand de la Kommandantur de Parthenay. Arrêtés, ils sont emmenés à Parthenay, puis à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers. Tous les quatre seront déportés dans les camps de concentration de Neuengamme et de Wilhemshaven. Seuls deux d'entre reviendront : Elie Cousseau et Pierre Beaubert . Léon Lagarde est décédé le 25 février 1945 à Wilhemshaven et André Ganne le 7avril 1945 à Lunnenburg.

                                                Le Mémorial de Lageon

Dès les premiers temps de la Libération, à l'initiative des familles, des résistants et déportés se développe un mouvement de poses de plaques et d'édifications de monuments. Le mémorial de Lageon s'inscrit pleinement dans ce courant mémoriel. Ce monument érigé à la mémoire des résistants des arrondissements de Bressuire et Parthenay morts pour la France est inauguré le 26 septembre 1948.L'édifice, situé au centre du bourg de Lageon, interpelle le plus grand nombre. Par ces mots adressés, « Passant, souviens-toi », chacun est invité à se souvenir et à rendre hommage aux Deux-sévriens engagés jusqu'à la mort, victimes de l'univers concentrationnaire nazi des arrondissements de Bressuire et de Parthenay. Depuis le 26 septembre 1948, date de son inauguration, le site est scène d'une commémoration chaque premier dimanche du mois d'octobre. Cette cérémonie commémorative se veut ouverte à tous. Sans invitation particulière, elle réunit chaque année toutes les franges de la société : officiels, associations, familles et anonymes.

                                         Largeasse –   La Chabirandière                                                             

Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, à l’initiative des majors Samuel (Vienne) et Harold (Deux-Sèvres) s'effectue sur la commune de Largeasse le plus important parachutage d’armes effectué en Deux-Sèvres. Il est annoncé par la radio de Londres avec le message : « Le Bocage est en feu » Vers 2 h 30, trois gros avions de transports larguent 12 tonnes d'armes, munitions, matériels et équipements, soit 60 à 70 paquets et containers, que recueillent environ 90 personnes. Les armes sont chargées dans trois camions appartenant à Messieurs Berton et Vendier et quelques charrettes à bœufs, camouflées dans les parages. Chacun a mission d'acheminer cette « manne » vers des caches préparées au préalable, avant qu’il en soit fait répartition aux  différentes sections F.F.I. Une partie importante des  armes est cachée à Fondetar, un hameau très isolé près de  Vernoux en Gâtine.  Le reste est réparti entre  La Chapelle Bertrand (le pailler de la famille Lanoue), Saint Aubin le Cloud,  Saint-Martin-du-Fouilloux, (ferme de Vergne Mouchet). Largeasse (La Chabirandière) et l’Absie (le  Margat).

                                                         Lageon  -  Le Mélier

Dans les nuits du 19 au 20 juin 1943 et du 20 au 21 juin 1943, les résistants du mouvement Organisation Civile et Militaire réceptionnent deux tonnes d'armes parachutées sur le terrain  Le Mélier  à proximité de Lageon, Après le  message de la BBC : « Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là ».  Roger Bernard est le responsable OCM de Lageon et chef de terrain avec Eugène Brisset, chef OCM de Parthenay aidés d’André Bouchet. Après avoir été cachés rapidement sous des fougères, les containers sont chargés sur une charrette à bœufs par Narcisse Poublanc (fils) puis acheminés avec le même attelage par Alcide Poublanc (père) jusqu'au magasin à grains de Roger Bernard, en gare de Gourgé.  Des rumeurs circulent dans la population et l'inquiétude grandit dans l'équipe. Ces craintes se concrétisent brutalement par l'arrestation d'Eugène Brisset le 5 août 1943. Aussi, imaginant une possible enquête de la police allemande, les containers sont déménagés jusqu'à la ferme de Marcel Servant, « le Plessis aux Grolles » à Gourgé. Ce sera le seul dépôt sauvé des perquisitions menées par la Gestapo au cours des arrestations de l'été 1943. Ces armes serviront pour armer les F.F.I. de la Compagnie Guignard qui sera intégrée ensuite au 114e Régiment d'Infanterie.  

  

A Parthenay, le stade de rugby du SAP, porte le nom de son ancien président Eugène Brisset.

A l’intérieur de l’enceinte, il existe une stèle portant cette inscription : Eugéne Brisset, Samuel Jaud  - Morts en déportation.  

                                           Parthenay  -  Eugène Brisset

Eugène Brisset est né le 10 mai 1893 à Doué la Fontaine. Il exerce la profession d’expert géomètre  et dirige également le Ciné-Théâtre. Passionné de rugby, il sera pendant plusieurs années, le président du club local. Père de deux enfants : Yves et Simone, il entre très tôt dans la résistance et constitue avec Alfred Gazeau un groupe à Parthenay. Il sera arrêté le 5 août 1943 à son domicile par la Gestapo avec sa fille Simone. Torturé et battu à la prison de la Pierre Levée de Poitiers, il est déporté à Buchenwald puis à Mathausen. Il décédera le 3 février 1945 à Gusen. Sa fille Simone (née le 18 septembre 1920 à Montfort)  sera arrêtée en même temps que lui. Elle sera déportée à Ravensbrück puis à Hanovre et Bergen- Belsen.  Elle partageait avec son père la même passion du rugby. Elle sera rapatriée en France le 30 mai 1945

Le 5 août 1943, vers 6h 30 du matin, plusieurs « tractions » descendent lentement la rue Marcellin-Berthelot à Parthenay. Elles s’arrêtent  devant le n°35. Dix hommes et une femme de la Sicherheitspolizei (SIPO)  en descendent et investissent le domicile des Brisset. Au même moment, sortant de ces voitures, un groupe de gendarmes allemands bloque les rues avoisinantes. Eugène Brisset et  sa fille Simone sont arrêtés, de même qu'un jeune agriculteur de 21 ans Marius Mallet et un policier auxiliaire René  Taupin, tous deux  hébergés à ce domicile. Madame Brisset, son épouse, très malade, est  jugée intransportable, évitant ainsi l'arrestation. Une perquisition en règle du domicile permettra aux hommes de la SIPO de trouver un mousqueton et plusieurs parachutes que Simone Brisset n'a pas réussi à évacuer par une fenêtre. Tous sont emmenés à Poitiers à la prison de la Pierre levée. A ces premières arrestations, d’autres succéderont les jours suivants. (35 au total dans la région). Eugène Brisset, déporté le 22 janvier 1944 à Buchenwald, sera transféré en Mars 1944 à Mauthausen et affecté au Kommando de Gusen2 pour des terrassements souterrains permettant l’installation d’une usine d’armements protégée des bombardements. Il décèdera d’épuisement et de maladie le 3 février 1945.

                                                Parthenay  -  Simone Brisset

Engagée dans le réseau O.C.M. avec son père, elle participe aux parachutages et sera arrêtée avec lui le 5 août 1943. Elle sera incarcérée à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers, Transférée à Compiègne, elle fait partie le 31 janvier1944, d’un convoi dépassant 2000 détenues qui arrivera le 3 février 1944 à Ravensbrück. Elle sera libérée à Bergen-Belsen le 15 avril 1945 par les Britanniques.

                                               Parthenay -  Yves Brisset

Yves Brisset, fils d’Eugène Brisset est né le 10 décembre 1918 à Montfort (49700). Il est arrêté  le 3 novembre 1943 avec cinq jeunes gens à Montbron (16220) en essayant de passer la ligne de démarcation, alors qu’il se proposait  de rejoindre les F.F.L. en passant par l’Espagne.  Il sera incarcéré à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers, puis transféré à Compiègne le 15 janvier 1944. Il fait partie d’un convoi le 22 janvier 1944 à destination du camp de concentration de Buchenwald, où il arrive le 24 janvier 1944. Transféré au camp de concentration de Flossenbürg le 24 février  1944,  il est affecté le 6 mars 1944 au kommando  de Johanngeorgenstadt. Ce Kommando est évacué le 16 avril 1945 par convoi jusqu’à Neurohlau. Débarquement et marche jusqu’à Karlvy-Vary (Tchécoslovaquie). Stationnement à la gare Talperr  jusqu’au 25 avril 1945, dans l’attente de pouvoir embarquer sur un nouveau convoi. Il décèdera d’épuisement et de maladie dans cette gare le 24 avril 1945.                 

                                        Parthenay        jardin public


Lors de la journée de la Résistance, le 27 mai 2015, une stèle et un pupitre ont été inaugurés au jardin public de Parthenay. Une plaque souvenir a été également posée sur le mur  de la maison Beauchet-Filleau ( ex Kreisskommandantur).


cliquez pour voir la journée du 27 mai

                                Parthenay   maison Beauchet Filleau

Pendant l’occupation, 300 soldats Allemands stationnent à Parthenay, (7.367 ha en 1943) ils occupent principalement le caserne Allard, l’école normale, une partie de l’école des filles. Un tribunal de justice est installé à l’Hôtel du Nord, un foyer des soldats est Installé rue Denfert-Rochereau actuellement Cinéma le Foyer, une maison de tolérance pour les soldats allemands est installée rue du Sépulcre.

A l’arrivée des Allemands, la Kreis kommandantur 651 s’installe au Grand Hôtel puis le 14 octobre 1940, à  la maison Beauchet-Filleau au 38 Ave Wilson est réquisitionnée, 10 pièces sont occupées par les services du capitaine Hermann et plus tard par le Cdt Abbeg. Le vieux capitaine (qui ne décède que le 7 mai 1941) et sa femme sont encore présents. A partir du 3 septembre 1941, la Kommandantur occupe trois nouvelles pièces au rez-de-chaussée. A partir du 15 novembre, tout l’immeuble et ses dépendances sont réquisitionnés et la veuve Beauchet-Filleau déménage chez sa fille à Niort. La maison abrite surtout les services de la Feldgendarmerie (une dizaine d’hommes commandés par le lieutenant August Elep, un nazi convaincu, qui sera tué par le maquis dans la région Poitiers en août 1944).

                                                       Henri Laborde

Il est né à Tarbes le 15 octobre 1921, pupille de la nation comme son frère Pierre-Louis. Après avoir fait des études à l’Ecole Normale de Parthenay, il  est nommé instituteur à Saint-Germain de Longue-chaume.  Sportif, il pratique le football au Racing-Club mais la maladie l’empêche de continuer, il se tourne alors vers le théâtre. Convoqué fin 1943 par le  commandant Robin (Michel), il accepte d’être le garde du corps du major « Whitty » alias « Harold » et il est nommé capitaine le soir même.  Il mène alors une double vie : éducateur dans la journée et agent actif dans la Résistance la nuit. Le 14 juillet 1944, il est à  Chicheville important hameau du Beugnon pour un parachutage d’armes. Le message de Londres était : « Mon chèque est sans provision » Une opération qui a failli mal tourner, un avion allemand mitraillant le terrain quelques minutes avant le parachutage. Suite à une dénonciation, il est cerné avec quelques camarades dans la forêt de Secondigny, ils réussissent tous à s’échapper    et à sauver le matériel parachuté qui sera caché dans la région d’Amailloux.   (Suite  dans  région de Melle)

                                                            Samuel Jaud

Il est né le 19 mars 1904 à Chauche en Vendée et habitait rue de la Fontaine à Parthenay. Adjudant chef d’active, prisonnier de guerre, il est libéré le 5/02/1943 et recruté par Eugène Brisset. Il participe aux parachutages des nuits du 19 et du 20 juin 1943 sur le terrain du « Melier » à Lageon. L’équipe du parachutage se compose de : Roger Bernard responsable OCM de Lageon et chef de terrain, Eugène Brisset responsable OCM de Parthenay, André Bouchet, Samuel Jaud,  Henri Martin, Alcide Poublanc, Narcisse Poublanc, Clovis Mirbeau, Henri Moles, Abel Noirbusson, Henri Petrault, Joseph Potiron, Marcel Servant et Arsène Valleau, tous membres du réseau OCM.  Samuel Jaud, arrêté le 9 août 1943 sera interné à la prison de la Pierre-Levée, il est transféré à Compiègne le 15 janvier 1944. Fait partie d’un convoi le 22 janvier 1944 à destination de Buchenwald, où il arrive le 24 janvier. Transféré au camp de Flossenbürg le 24 février 1944, il est affecté le 6 mars 1944 au Kommando de Johanngeorgenstadt. Le Kommando est évacué le 16 avril 1945 par convoi jusqu’à Neurohlau. Débarquement et marche jusqu’à Karlvy-Vary. Stationnement en gare jusqu’au 25 avril 1945, dans l’attente de pouvoir embarquer sur un nouveau convoi. Faute de wagon, l’ensemble du groupe s’engage dans une marche vers Thérèsienstadt. Epuisé et malade,  il décède le 1er mai 1945 sur la route à Lubénec (Lubentz) en Tchécoslovaquie                



                                                        Roger Descoux

Il était contrôleur au ravitaillement à Parthenay et entretenait de bons rapports Maurice Robin, contrôleur aux contributions indirectes. Ils ont imaginé ensemble, dès 1943, la création d’un groupe de résistants, projet auquel Georges Guignard est venu se joindre.  A la libération, il s’engage au 114ème RI, régiment formé par le Colonel Chaumette et composé de volontaires venant des FFI pour aller combattre sur le front de la Rochelle. Le 6 novembre 1944, le capitaine Descoux prend le commandement de la 10e compagnie.  Dans l’après midi du 22 novembre, le commandant Antonin, le capitaine Descoux, le capitaine Garnaud, le lieutenant Bethus et le sous-lieutenant Archambault effectuent une reconnaissance  des avant-postes, à la ferme de la Louiselière. Le capitaine Descoux se prend le pied dans un fil piège et fait exploser une mine. Le capitaine Descoux est tué, trois blessés graves : le Cdt Antonin, le S/Lieutenant Archambault et le Lieutenant Bethus.

                                                              Roger Hélier

 Né le 29 avril 1896 à Niort, il s'est engagé dans la marine à l’âge de 18 ans,  le 16 mai 1914.  Ayant suivi des cours d’infirmier, il sera affecté d’abord en Tunisie où il soignera des malades atteints du choléra et du typhus. Immédiatement après l’appel du général de Gaulle, avec son camarade Faucon de la Chapelle Saint-Laurent, il s’engagera dans la Résistance. Pour éviter aux soldats d’Afrique du Nord d’être faits prisonniers, il organise une filière d’évasion venant de Bretagne passant par Bressuire et se dirigeant vers l’Espagne. Puis il entre en contact avec le colonel Delahaye, ancien camarade d’école et lui dit avoir appris qu’il faisait partie d’un réseau de résistance, ce que lui confirme l’intéressé. Tenant à vérifier la valeur de ses affirmations, il lui tient le langage suivant : Si tu es capable de faire passer sur la radio de Londres le message suivant : « le petit Quinquin est sur la bonne route », je suis prêt à travailler avec toi. Deux jours plus tard, le message passait sur la BBC et Roger Hélier confirmait son engagement. Il fut chargé de mission pour le recrutement de nouveaux membres, la recherche de terrains de parachutage, la réception et le camouflage des armes. La dite mission fut parfaitement assurée dans tout le secteur du Bocage jusqu’à son arrestation le 7 août 1943. Incarcéré à la prison de la Pierre levée à Poitiers, Il fut torturé à coups de nerfs de bœufs, attaché à un point fixe, les mains liées derrière le dos sans jamais répondre . . .   Transféré le 15 janvier 1944 à Compiègne. Il fait partie d’un convoi le 22 janvier 1944 à destination de Buchenwald, où il arrive le 24 janvier 1944. Il sera libéré par les Russes le 8 avril 1945.




Le 22 octobre 2016, une plaque hommage à l'amiral André Patou compagnon de la libération est posée à l'angle de de la rue de la poste et du boulevard de la Meilleraie, à l'endroit même où il est né le 5 juillet 1910.

Egalement, les élus de Parthenay, ont inauguré une esplanade portant son nom, un peu plus bas du boulevard de la Meilleraie.


Pour plus de renseignements, cliquez

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Née en 1890, Jeanne Michaut,  en religion Soeur  Catherine débute son apostolat à  l'age de 20 ans.

Elle fera la majeure partie de sa carrière à Parthenay. On retiendra sa participation active à la Résistance. Elle  fut agent de liaison avec un cran et une audace exceptionnels. Circulant au mépris du danger, elle transportait et distribuait des armes aux groupes FFI de la région. En particulier le 28 juillet 1944 à Parthenay, où elle réussit à se glisser au milieu des troupes allemandes, sans être inquiétée ; elle transmettra de précieux renseignements au capitaine Georges Guignard, facilitant la réussite des opérations. D’origine alsacienne, sa connaissance de la langue allemande lui permet d’écouter les conversations, d’autant plus qu’elle n’éveille pas les soupçons, grâce aux « bonnes relations » qu’elle a réussi à établir avec le capitaine Abbeg, commandant la Kommandantur. Jeanne Michaut fut décorée de la Croix de guerre 39-45 avec étoile d’argent.





Voir article précédent

                                  Pultré                forêt de Secondigny

C'est en ce lieu, que de jeunes garçons refusant la collaboration, ont créé le premier maquis de Secondigny. Ils ont pour noms : Bernard Nicolle dit "Jean Noé"qui fut secrétaire du Lt colonel Robin et agent de liaison, Gauthier dit "Petit Louis" et Naudin dit 'Nono". Ils sont aidés par Maurice Croisé (cultivateur à Chicheville, entré en résistance dès 1941, il abritera de nombreux réfractaires au STO) et René Julé (faussaire improvisé qui  fabriquant de fausses cartes d'identité et de faux papiers, sauvera la vie à un très grand nombre d'hommes et de femmes persécutés par l'occupant et le régime de Vichy) Leur mémoire et leur engagement sont perpétués par un petit monument à "Pultré" près de l'emplacement où ils se terraient, les moments d'alerte.

                                                           Ripère     Loin


On peut lire sur ce monument :

"N'oubliez pas "    Déportés-combattants    1939-1945


Arsène Bonnet

Ernest Cailleau

Alfred Chargy

Eugène Cousin

Casimir Geantet

Marcel Grimault

                                Saint Aubin le Cloud,   rue André Gastel


André Gastel est né  le 26 février 1920 à Saint Aubin le Cloud (79450).  Requis pour le STO,  il part pour l’Allemagne le 5 octobre 1942. Affecté à la « Sennefeldlagen » à Leipzig, il est arrêté pour sabotage le 7 novembre 1943 et incarcéré à la prison de Leipzig. Transféré           le 16  décembre 1943 au camp de concentration de Flossenbürg. Il est affecté au Kommando de Zwickau le 13 septembre 1944 qui travaille pour « Metal Areiter ». Très malade il est renvoyé à Flossenbürg fin Décembre 1944 où il décède le 11 janvier 1945.

                                                  Saint Loup sur Thouet

Le 23 juin 1940, au lendemain de la signature de l'armistice par le maréchal Pétain, Daniel Bouchet - en qualité de maire - attend seul sur les marches de la mairie les troupes allemandes. Immédiatement, l'occupant réquisitionne le château, des maisons individuelles, une partie de la mairie pour installer ses cantonnements et services administratifs. Dès 1941, l'un des tout premiers réseaux de renseignements dépendant de la France Libre, le réseau Confrérie Notre-Dame créé par le colonel Rémy, se développe en Nord Deux-Sèvres. Renseigner les Alliés sur les mouvements des troupes allemandes basées sur la côte Atlantique est sa mission principale. Autour d'André Chauvenet (chirurgien à l'hôpital de Thouars), André Colas (radiologue à l'hôpital de Thouars) et Daniel Bouchet (médecin à Saint-Loup-sur-Thouet), une toile d'araignée se tisse. Des agents de liaison et des "boîtes aux lettres" sont recrutés en Touraine, Anjou, Poitou et sur la façade Atlantique. Clandestinement depuis l'hôpital de Thouars, Anquetil (technicien radio) transmet au BCRAM (Bureau Central de Renseignements et d'Action Militaire), à l'aide du poste émetteur "Cyrano", les renseignements recueillis sous forme de messages codés. Printemps 1943 : « Si je meurs, venge –moi » A l'annonce de ce message personnel diffusé sur les ondes de la BBC, l'équipe constituée sous la responsabilité de Daniel Bouchet rejoint, par un soir de clair de lune, Maisontiers. Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1943, les Alliés parachutent 3 tonnes d'armes destinées au mouvement OCM. Ce sera le dernier parachutage de la série qui a débuté dans le triangle Thouars, Bressuire, Parthenay au printemps 1943. Périlleusement, les armes sont transportées et cachées à Ripère et à Saint-Loup-sur-Thouet. Suite aux arrestations de Daniel Bouchet, André Bernard et Marcel Grimault le 9 août 1943, elles sont déplacées dans le clocher de l'église à Louin.

Eté 1944 : Depuis le débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, les missions alliées comme les parachutistes SAS se déploient sur le territoire. Les attaques contre les convois allemands sont nombreuses. Des groupes armés se constituent. Suite à un violent accrochage, le 14 août 1944, dans le bourg de Saint-Loup-sur-Thouet, avec des soldats allemands s'approvisionnant à la laiterie, la crainte des représailles est forte. La nuit suivante, Rémy Loubeau mobilise quatorze hommes. Le jeune Georges Marsault est tué dans le combat.


                                                 Saint-Loup sur Thouet

Monument Georges Marsault



Depuis le débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, les missions alliées comme les parachutistes SAS se déploient sur le territoire. Les attaques contre les convois allemands sont nombreuses. Des groupes armés se constituent. Suite à un violent accrochage, le 14 août 1944, dans le bourg de Saint-Loup-sur-Thouet, avec des soldats allemands s'approvisionnant à la laiterie, la crainte des représailles est forte. La nuit suivante, Rémy Loubeau mobilise quatorze hommes. Le jeune Georges Marsault est tué dans le combat. Le convoi allemand quitte le village avec ses morts et blessés.


                                                 Saint Marc La Lande


Le 28 août 1944, avec quelques camarades résistants, René Villain, jeune parachutiste SAS, tend une embuscade afin d'attaquer, voire éliminer un convoi Allemand qui se replie. Ils sont quatre armés d'un FM, de deux stener d'un mousqueton. C'est un défi téméraire, les Allemands sont beaucoup plus nombreux. Au cours d'un très violent combat, René Villain est mortellement blessé alors que ses trois camarades  parviennent à se replier. Le fermier voisin aidé de deux résistants ramènera le corps dans le bourg où il sera exposé et recevra l'hommage de la population. 2000 personnes assisteront aux obsèques du para de la France Libre, le S.A.S. René Villain, il n'avait que 22 ans. une rue porte désormais son nom.

                      Secondigny, 29 avril 2018, journée de la déportation


Pose d'une balise et d'un pupitre expliquant les actions de la Résistance dans le canton de Secondigny.


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                                                 Neuvy-Bouin "Villeneuve"

De mars à juin 1943, 4 parachutages sont organisés et réceptionnés avec succès sur le terrain de Neuvy-Bouin par les équipes de résistants de l'Organisation Civile et Militaire (OCM). En février 1943, le groupe de résistance de la Chapelle-Saint-Laurent et de Moncoutant recherche pour le compte de l'OCM, un terrain de parachutage. Le 1er parachutage a lieu dans la nuit du 12 au 13 mars 1943, le message de la BBC : « Tout ce qui approche de l'amour éloigne de la mort ». le 2ème parachutage à lieu le lendemain, le message est le même. Une tonne d'armes et de munitions récupérée est transportée par Marcel Labé et cachée dans les douves du château de Bressuire. Dans la nuit  du 13 au 14 mai 1943, a lieu le 3ème parachutage, le message est « Ne désespérez pas d'une amante en furie » C'est Calixte Vendé qui se charge de transporter les containers cachés sous plusieurs mètres cubes de fumier, jusqu'au domicile de Jean Turpault. Le lendemain, Maurice Clisson vient prendre en charge la cargaison avec son camion pour la porter à la Berderie de La Ronde. Le lendemain a lieu le 4ème parachutage. Le message de la BBC est : « Au sang de ses sujets un roi doit la justice » Ce parachutage comporte 13 containers apportant 2,5 tonnes d'armes et de munitions, 2 postes émetteurs, et 3 postes récepteurs. Le tout est transporté par Frédéric Faucon avec son propre camion et stocké dans son atelier près de la gare de la Chapelle-Saint-Laurent.

                                                          Vasles

Le 25 août 1944, à 5h30 du matin, le maquis de Sanxay  attaque un camion Allemand stationné sur la place de l’église de Vasles. Quatre Allemands sont mortellement blessés. 200 Allemands stationnés en bas du bourg contre attaquent, la fusillade dure plusieurs heures. Puis les Allemands perquisitionnent les maisons et prennent une trentaine d’otages qu’ils alignent devant l’église. L’après-midi trois d’entre eux sont emmenés dans un pré et interrogés et menacés d’exécution. Puis tous les otages sont emmenés dans une salle et l’un d’entre eux M. Georges François est emmené.  Vers 19h, des rafales de mitraillettes crépitent, Georges François vient d’être exécuté. Domicilié à Lavausseau, marié à une institutrice, il passait à Vasles pour rejoindre une unité du maquis où il avait contacté un engagement. Son corps sera retrouvé le lendemain, à quelques centaines de mètres du bourg, là où se trouve le monument aujourd’hui.




                                                              Veluché

 Le 16 novembre 1939 fut décidé l’implantation d’un camp près du village de Veluché  sous  l’appellation officielle de : « Camp de circonstance de St Loup-sur-Thouet ».  La conception et l’élaboration de ce camp ont été réalisées par des unités du Génie, du Train avec des responsables civils. Les premières troupes polonaises soit 3.147 hommes arrivèrent le 18 décembre 1939, venant du camp de Coëtquidan. Après le départ des Polonais, une partie des baraquements fut entourée de barbelés et utilisée par les Allemands pour y interner des prisonniers de guerre, des tirailleurs marocains qui arrivèrent en Octobre 1940 au Front stalag 231 de Parthenay. Les prisonniers y étaient privés de nourriture et très malheureux. Il fut enregistré 26 décès entre le 20 décembre 1940 et le 13 février 1941, date de fermeture du camp. Les Allemands démantelèrent le camp pour récupérer les matériaux.

Sources : fiches du Conservatoire de la Résistance,  site du CRRL Thouars, site Combattants du Mellois, Michel chaumet « La Résistance en Deux-Sèvres », archives particulières.

Crédit photographique : Jean-Claude Giraud, Philippe Sibileau , Michel Clisson, Michel Lacombe, Charles Voirin, Jean Faucher, Nouvelle République.