Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                                                          Airvault

SARRE Pierre

Né le 15 décembre 1925 à Latillé (Vienne), mort au cours d’un combat le 30 août 1944 à Airvault (Deux-Sèvres) ; résistant FFI. Fils d’André Pierre Sarre, bourrelier, et de son épouse Suzanne Camille née Lamy, sans profession, Pierre Sarre rejoignit la Résistance en Deux-Sèvres.
Il fut abattu le 30 août 1944 à Airvault dans des circonstances relatées par son chef de groupe, le sous-lieutenant Jean Pothier, alias Grégoire :
« Vers 17 h 30, à la suite du vol d’un vélo de notre groupe par un officier allemand, nous sommes partis à sa poursuite en voiture. Cet officier étant habillé presqu’en civil, il y eut un moment d’hésitation très court de notre part. Après un arrêt brutal de la voiture, un des hommes situés à l’arrière est tombé en descendant. L’Allemand se trouvait à ce moment-là à notre hauteur. Nous avons commencé à tirer aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Sa riposte a été instantanée et terrible. Une chance inouïe lui permit de tuer notre chauffeur sur le coup, il y a eu un moment de confusion parmi les hommes ce qui permit à l’Allemand de disparaître bien que touché. Pierre Sarre est mort sur le coup de deux balles de revolver dans la tête. »Pierre Sarre fut inhumé à Airvault où son nom est gravé sur le monument aux morts.
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 28 février 1946 et fut homologué Caporal FFI le 15 novembre de la même année.

                               Source dictionnaire des fusillés






                                                            Airvault    cimetière






Tombe collective de 8 militaires Polonais tués lors du bombardement de la gare d'Airvault

en 1940.

                                                                    L'Absie




Sur ce calvaire, une plaque à la mémoire de Bernard de Gaillard, jeune FFI de 21 ans tombé en ce lieu le 24 août 1944 lors d'un accrochage avec les troupes Allemandes. Le 23 août un groupe de FFI attaque un convoi Allemand et tue l'un des soldats. Furieux les Allemands reviennent le lendemain et menacent de fusiller trois habitants qu'ils ont pris en otage. le sang-froid des gendarmes permet d'éviter le pire.  Mais au carrefour de la rue du cimetière, par laquelle le conducteur s'était engagé pour fuir les Allemands, deux Allemands tirent sur la voiture de Bernard de Gaillard  et le tue. Il venait de Bourgneuf et résidait à Mouilleron en Pareds. Un autre civil Louis Cantet, expert géomètre, est tué ce jour là par une sentinelle Allemande alors qu'il essayait de quitter son domicile.

                                                                    L'Absie


Le 24 aout 2016, une plaque hommage au gendarme Henri Jore a été dévoilée sur la place de L'Absie.


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                                Opération Scénery II - Assais-les-Jumeaux

Dans la nuit du 16 au 17 décembre 1943 un lysander atterrit dans la plaine d’Assais, il s’agit  d’exfiltrer vers l'Angleterre  Robin Hooper et Joseph Dubar après l'échec de l'opération Scenery I. A Périgné. Jean Depraetère, chef du réseau Delbo-Phenix, propose à Londres le terrain situé à Ecoussais près d'Assais (à 25km de Parthenay) Le pilote, Bob Hodges pose son appareil sans difficulté sur le terrain choisi. Quelques minutes après l'atterrissage du Lysander, Robin Hooper et Joseph Dubar prennent place à bord. De leur coté, l'équipe de réception au sol (Jean Depratère, Louis Michaud, Albert Luyckx et André Airault) prend en charge l'agent belge  François de Kinder (Xavier), émissaire du gouvernement belge en exil.

                                 Parachutage d'un radio à Ecoussais :                                                      

Le 23 août 1943, l'opérateur radio Jean Hoyoux (Rider) est parachuté au dessus d'Ecoussais. Pris en charge par Jean Depraetère, chef du réseau de renseignement Delbo-Phénix et son équipe, sa mission est le repérage des rampes de lancement des fusées V1 et V2.

                                       La Girardière   Azay sur Thouet

Le 13 juin 1944, vers 15h, deux tractions conduites par des policiers de la SAP de Poitiers entrent dans le bourg d'Azay sur Thouet. Elles s'arrêtent devant le petit bistrot tenu par Valentine Germain. Ils viennent arrêter Gabriel Tellier, responsable FTP. La veille, ils ont arrêté dans un café à Parthenay, Marcel Chassagne, inter régional FTP et qui avait rendez-vous avec Tellier le lendemain. Dans la matinée une explosion se produit au passage à niveau de la Maladrerie, Tellier et un de ses camarades sont à l'origine du sabotage, il n'y a pas de victimes. Les policiers du commissaire Rousselet se précipitent dans le café, Tellier tire un coup de feu en l'air. Puis il s'enfuit à travers champ et après une brève poursuite, l'un des inspecteurs l'abat de plusieurs rafales de mitraillette. Les policiers ramènent le corps dans une brouette à fumier.

                                              " Il avait 22 ans"

                                  " la Bigorlière    Beaulieu sous Parthenay

À la demande du Colonel Edmond Proust, chef de l'Armée secrète (AS) des Deux-Sèvres, Georges Guignard (Bertrand), chef des résistants de Parthenay est chargé de trouver un terrain de parachutage pour une double mission : la réception d'armes pour l'Armée secrète et celle de trois hommes de la mission interalliée "Jedburgh Tony". Dans la nuit du 17 août 1944, les résistants de Gâtine réceptionnent non seulement des armes mais également les membres de la mission interalliée Jedburgh Tony en route vers la Vendée voisine. « Trois amis vous visiteront ce soir » annonce le parachutage des membres de l’équipe Jedburgh composée du : Major Robert Keith Montgomery, du Capitaine Lucien Paris (Ecu), et du Sergent-radio John E.Mc Gowam (Quarter), « Le pli de mon pantalon est droit » annonce le parachutage d'armes et de matériel. 24 containers sont largués par trois avions Liberator. Les premiers containers lâchés prématurément tombent dans un l'étang. Tout est récupéré avant le jour par une vingtaine de résistants. La chute du Major Montgomery, à la cime d'un grand chêne est le seul incident survenu. Blessé à une jambe et retenu par les harnais de son parachute, il panique et tire croyant à la présence de l'ennemi. Délivré de sa position au lever du jour, il est transporté jusqu'à la villa Simplette dans le bois Néry où le docteur Ardouin de Vautebis le soigne. Les trois hommes rejoindront le maquis du lieutenant FFI « Pavageot » à Dompierre-sur-Yon, à 8 km de la Roche-sur-Yon

                                                                   Champeaux

L'attaque du Triangle 16 contre un convoi allemand sur la route de Niort à Parthenay le 26 août 1944.Dans la nuit du 25 au 26 août, une trentaine d'hommes du Triangle 16 désignés pour cette action partent pour les Fours à Chaux sous le commandement du capitaine Antonin. Peu après 7 h, l'arrivée d'un convoi allemand de plusieurs centaines d'hommes et de 14 véhicules est signalée. Les maquisards attendent pour ouvrir le feu que les camions de tête se trouvent dans leur champ de tir. Les fusils mitrailleurs s'attaquent successivement à tous les camions, en déplaçant leur tir de la tête de l'escorte à la queue et inversement. Les soldats allemands s'écroulent dans les camions ou tombent sur la route... Les occupants des voitures particulières sautent à terre et commencent à tirer. Mais pris sous le feu du premier groupe de protection des FFI, ils doivent s'abriter rapidement dans les fossés . Pendant ce temps, le deuxième groupe de protection a ouvert le tir sur le reste de l'escorte. Le capitaine Antonin, ignorant l'importance de cet élément et conscient du danger qu'il représente, donne immédiatement l'ordre du repli.

                                             " Chicheville"     le Beugnon

Dans la nuit du 14 au 15 juillet 1944  s'effectue sur la commune du Beugnon en Gâtine un parachutage d'armes destinées aux groupes francs de la région. Le Message de la BBC était : « Son chèque est sans provision » L'opération est prévue sur la commune du Beugnon, sur le terrain de Chicheville, propriété de Maurice Croisé. L'équipe de réception se compose de plusieurs groupes de Francs-Tireurs partisans (FTP) sous le commandement et en présence du Colonel Robin (Colonel Michel), responsable départemental des FTP. Malgré un mitraillage du terrain par un avion allemand qui a repéré le balisage, ce sont 8 tonnes d'armes et de munitions, qui sont récupérées cette nuit là. Cachés un premier temps dans les dépendances de la ferme Croisé, les containers sont transportés par Emile Fortin à " la Métayère ", une exploitation abandonnée. Ce déménagement est remarqué par des collaborateurs de la région qui s'empressent de le signaler aux Allemands. Ceux-ci attaquent en force, mais trop tard, la précieuse cargaison vient juste de changer de place. Les armes sont dissimulées en 5 lieux : Chicheville - La Métayère - Le Puy /-Montparnasse /-Le Rétail. Elles équiperont progressivement les groupes Francs-Tireurs partisans (FTP).


 







                               la Pizonniére, la Bataillère             Cours

Dans les  nuits du 26 au 27 août et du 9 au 10 septembre 1944, deux opérations de parachutage, menées sur la commune de Cours permettent à la Résistance, aidée des équipes interalliées de récupérer armes et matériel pour poursuivre la lutte. Le message de Londres était : « Pic aux épaules carrées, nous disons six fois » 8 tonnes de munitions et de matériel sont réceptionnées. Le terrain choisi se situe à proximité des fermes de la Bataillère et de la Pizonnière. Ces parachutages ont lieu sous la direction du Capitaine Arnaud (Bertrand) et du Major Whitty (Harold) assisté du Lieutenant Jolliet et du radio Verlander. Y assistaient également le Colonel Proust (Chaumette), le Capitaine Gautier et le Sergent-Chef Rémy Cantet. Les  8 tonnes d'équipements et de munitions  ont été données au 114e Régiment d'Infanterie chargé de contenir l'ennemi sur la poche de La Rochelle. Le triangle 30, qui espérait plutôt l'envoi d'armes, ressent lui une certaine déception.

                                           "la Croix du Saule"            la Peyratte


Au lieu dit "la Croix du Saule" sur la route de la Peyratte à Thénezay, juste avant le château de Maurivet, le 14 juillet 1944, quatre résistants qui transportaient des armes furent interceptés, par une voiture et un camion Allemand de la Kommandantur de Parthenay. Arrêtés, ils sont emmenés à Parthenay, puis à la prison de la Pierre-Levée à Poitiers. Tous les quatre seront déportés dans les camps de concentration de Neuengamme et de Wilhemshaven. Seuls deux d'entre reviendront : Elie Cousseau et Pierre Beaubert . Léon Lagarde est décédé le 25 février 1945 à Wilhemshaven et André Ganne le 7avril 1945 à Lunnenburg.

                                                Le Mémorial de Lageon

Dès les premiers temps de la Libération, à l'initiative des familles, des résistants et déportés se développe un mouvement de poses de plaques et d'édifications de monuments. Le mémorial de Lageon s'inscrit pleinement dans ce courant mémoriel. Ce monument érigé à la mémoire des résistants des arrondissements de Bressuire et Parthenay morts pour la France est inauguré le 26 septembre 1948.L'édifice, situé au centre du bourg de Lageon, interpelle le plus grand nombre. Par ces mots adressés, « Passant, souviens-toi », chacun est invité à se souvenir et à rendre hommage aux Deux-sévriens engagés jusqu'à la mort, victimes de l'univers concentrationnaire nazi des arrondissements de Bressuire et de Parthenay. Depuis le 26 septembre 1948, date de son inauguration, le site est scène d'une commémoration chaque premier dimanche du mois d'octobre. Cette cérémonie commémorative se veut ouverte à tous. Sans invitation particulière, elle réunit chaque année toutes les franges de la société : officiels, associations, familles et anonymes.

                                           " la Chabirandière"        Largeasse

Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, à l’initiative des majors Samuel (Vienne) et Harold (Deux-Sèvres) s'effectue sur la commune de Largeasse le plus important parachutage d’armes effectué en Deux-Sèvres. Il est annoncé par la radio de Londres. Le message est : « Le Bocage est en feu » Vers 2 h 30, trois gros avions de transports larguent 12 tonnes d'armes, munitions, matériels et équipements, répartis dans 60 à 70 paquets et containers, que recueillent environ 90 personnes. Les armes sont chargées dans trois camions appartenant à Messieurs Berton et Vendier et quelques charrettes à bœufs, camouflées dans les parages. Leur rôle est d'acheminer cette manne vers les caches préparées avec minutie avant la répartition aux Forces Françaises de l'Intérieur (FFI). Le plus gros des  armes est caché à Fondetar, un hameau très isolé près de  Vernoux en Gâtine, le reste à La Chapelle Bertrand, dans le pailler de la famille Lanoue, à Saint Aubin le Cloud, à Saint-Martin-du-Fouilloux, à la ferme de la Vergne Mouchet du Tallud, à La Chabirandière et au Margat

                                                      le Mélier" de Lageon

Dans les nuits du 19 au 20 juin 1943 et du 20 au 21 juin 1943, les résistants du mouvement Organisation Civile et Militaire réceptionnent deux tonnes d'armes parachutées sur le terrain « Le Mélier » à proximité de Lageon. Le message de la BBC : « Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là ».  Roger Bernard est le responsable OCM de Lageon et chef de terrain avec  Eugène Brisset, chef OCM de Parthenay aidés d’André Bouchet. Après avoir été cachés rapidement sous des fougères, les containers sont chargés sur une charrette à bœufs par Narcisse Poublanc (fils) puis acheminés avec le même attelage par Alcide Poublanc (père) jusqu'au magasin à grains de Roger Bernard, à la gare de Gourgé.  Des rumeurs circulent dans la population et l'inquiétude grandit dans l'équipe. Aussi, dans la crainte d'une possible enquête de la police allemande, les containers sont déménagés jusqu'à la ferme de Marcel Servant, " Au Plessis aux Grolles " à Gourgé. Seul dépôt sauvé des rafles et perquisitions menées au cours de l'été 1943, les armes serviront à armer les F.F.I. et la Compagnie Guignard du 114e Régiment d'Infanterie. Les craintes d'une réaction de la police allemande se concrétisent brutalement par l'arrestation d'Eugène Brisset le 5 août 1943.

                                                Parthenay    stade Brisset

A Parthenay, le stade de rugby du SAP, porte le nom de son ancien président Eugène Brisset. A l’intérieur de l’enceinte, il existe une stèle portant cette inscription :Eugéne Brisset, Samuel Jaud morts en déportation.  Le 5 août 1943, vers 6h 30 du matin, plusieurs tractions descendent lentement la rue Marcellin-Berthelot à Parthenay. Elles s’arrêtent  devant le n°35. Dix hommes et une femme de la Sicherheitspolizei (SIPO)  en descendent et investissent le domicile des Brisset. Au même moment, sortant de ces voitures, un groupe de gendarmes allemands bloque les rues avoisinantes. Eugène Brisset et  sa fille Simone sont arrêtés, de même qu'un jeune agriculteur de 21 ans Marius Mallet et  un policier auxiliaire René  Taupin, tous deux  hébergés à ce domicile. Madame Brisset, son épouse, très malade, est  jugée intransportable, évitant ainsi l'arrestation. Une perquisition en règle du domicile permettra aux hommes de la SIPO de trouver un mousqueton et plusieurs parachutes que Simone Brisset n'a pas réussi à évacuer par une fenêtre. Tous sont emmenés à Poitiers à la prison de la Pierre levée. A ces premières arrestations, d’autres succéderont les jours suivants. (35 au total dans la région)

                                        Parthenay        jardin public


Lors de la journée de la Résistance, le 27 mai 2015, une stèle et un pupitre ont été inaugurés au jardin public de Parthenay. Une plaque souvenir a été également posée sur le mur  de la maison Beauchet-Filleau ( ex Kreisskommandantur).


cliquez pour voir la journée du 27 mai

                                Parthenay   maison Beauchet Filleau

Pendant l’occupation, 300 soldats Allemands stationnent à Parthenay, (7.367 ha en 1943) ils occupent principalement le caserne Allard, l’école normale, une partie de l’école des filles. Un tribunal de justice est installé à l’Hôtel du Nord, un foyer des soldats est Installé rue Denfert-Rochereau actuellement Cinéma le Foyer, une maison de tolérance pour les soldats allemands est installée rue du Sépulcre.

A l’arrivée des Allemands, la Kreis kommandantur 651 s’installe au Grand Hôtel puis le 14 octobre 1940, à  la maison Beauchet-Filleau au 38 Ave Wilson est réquisitionnée, 10 pièces sont occupées par les services du capitaine Hermann et plus tard par le Cdt Abbeg. Le vieux capitaine (qui ne décède que le 7 mai 1941) et sa femme sont encore présents. A partir du 3 septembre 1941, la Kommandantur occupe trois nouvelles pièces au rez-de-chaussée. A partir du 15 novembre, tout l’immeuble et ses dépendances sont réquisitionnés et la veuve Beauchet-Filleau déménage chez sa fille à Niort. La maison abrite surtout les services de la Feldgendarmerie (une dizaine d’hommes commandés par le lieutenant August Elep, un nazi convaincu, qui sera tué par le maquis dans la région Poitiers en août 1944).

Henri Laborde est né à Tarbes le 15 octobre 1921, pupille de la nation comme son frère Pierre-Louis. Après avoir fait des études à l’Ecole Normale de Parthenay, il  est nommé instituteur à Saint-Germain de Longue-chaume.  Sportif, il pratique le football au Racing-Club mais la maladie l’empêche de continuer, il se tourne alors vers le théâtre. Convoqué fin 1943 par le  commandant Robin (Michel), il accepte d’être le garde du corps du major « Whitty » alias « Harold » et il est nommé capitaine le soi-même.  Il mène alors une double vie : éducateur dans la journée et agent actif dans la Résistance la nuit. Le 14 juillet 1944, il est à à Chicheville commune du Beugnon pour un parachutage d’armes. Le message de Londres était : « Mon chèque est sans provision » Un parachutage qui a failli mal tourner, un avion allemand mitraillant le terrain quelques minutes avant le parachutage. Suite à une dénonciation, il est cerné avec quelques camarades dans la forêt de Secondigny, ils réussissent à s’échapper et à sauver le matériel parachuté qu’ils cachent dans la région d’Amailloux

(Suite  dans  région de Melle)


Samuel Jaud est né le 19 mars 1904 à Chauche (Vendée).Il habitait rue de la Fontaine à Parthenay. Profession : adjudant chef d’active,  prisonnier de guerre, il est libéré le 5/02/1943, il est recruté par Eugène Brisset, il participe aux parachutages des nuits du 19 et du 20 juin 1943 au terrain du « Melier » de Lageon. L équipe du parachutage se compose de :

Roger Bernard responsable OCM de Lageon et chef de terrain, Eugène Brisset chef OCM de Parthenay, André Bouchet, Samuel Jaud,  Henri Martin. Se joindront à eux : Alcide Poublanc, Narcisse Poublanc, Clovis Mirbeau, Henri Moles, Abel Noirbusson, Henri Petrault, Joseph Potiron, Marcel Servant et Arsène Valleau, membre du réseau Organisation civile et militaire (OCM), arrêté le 9 août 1943.déporté à Buchenwald et Flossenbürg, décédé à Lubinzt le 1/05/1945.    



Roger Descoux était contrôleur au ravitaillement à Parthenay. En 1943, Maurice Robin contrôleur aux contributions indirectes avec l’aide de Roger Descoux constitue un petit groupe de résistants.         A la libération, il s’engage au 114RI, régiment formé par le Colonel Chaumette et composé de volontaires venant des FFI pour aller combattre sur le front de la Rochelle.

Le 6 novembre 1944, le capitaine Descoux prend le commandement de la 10e compagnie.  Dans l’après midi du 22 novembre, le commandant Antonin, le capitaine Descoux, le capitaine Garnaud, le lieutenant Bethus et le sous-lieutenant Archambault effectuent une reconnaissance  des avant-postes, à la ferme de la Louiselière. Le capitaine Descoux se prend le pied dans un fil piège et fait exploser une mine. Le capitaine Descoux est tué, trois blessés graves : le Cdt Antonin, le S/Lieutenant Archambault et le Lieutenant Bethus.

                               (Extrait du journal de marche du 114RI

Né le 29 avril 1896 à Niort, Roger Hélier s'est engagé dans la marine à l’âge de 18 ans,  le 16 mai 1914.  Ayant suivi des cours d’infirmier, il sera affecté d’abord en Tunisie où il soignera des malades atteints du choléra et du typhus. Immédiatement après l’appel du général de Gaulle, avec son camarade Faucon de la Chapelle Saint-Laurent, il commence à faire de la Résistance. Pour éviter aux soldats d’Afrique du Nord d’être faits prisonniers, il organise une filière d’évasion venant de Bretagne passant par Bressuire et se dirigeant vers l’Espagne. Puis il entre en contact avec le colonel Delahaye, ancien camarade d’école, qui lui dit avoir appris, qu’il faisait partie d’un groupe de résistance. Au premier rapport, sa confiance n’étant pas acquise, il lui dit : je suis d’accord pour travailler avec toi mais avant, je te demande de faire passer par Londres le message suivant : « le petit Quinquin est sur la bonne route » Deux jours plus tard, le message passe sur la BBC et à partir de ce moment-là, il se décide à agir. Roger Hélier fut chargé de mission pour la recherche de terrains de parachutage, de la réception et du camouflage des armes. Les coordonnées des terrains ont été transmises à Londres et les messages conventionnels ont été fixés. Le premier parachutage aura lieu dans la nuit du 12 au 13 mars 1943 sur le terrain de Villeneuve, commune de Neuvy-Bouin. Il sera suivi de 11 autres parachutages, Roger Hélier participera à 9 d’entre eux. Roger Hélier sera arrêté le 7 août 1943, détenu à Poitiers à la Pierre levée, torturé à coups de nerfs de bœuf, attaché à une barre de fer, les mains liées derrière le dos. Il sera déporté à Buchenwald du 21 janvier 1944 au 8 avril 1945.



Le 22 octobre 2016, une plaque hommage à l'amiral André Patou compagnon de la libération est posée à l'angle de de la rue de la poste et du boulevard de la Meilleraie, à l'endroit même où il est né le 5 juillet 1910.

Egalement, les élus de Parthenay, ont inauguré une esplanade portant son nom, un peu plus bas du boulevard de la Meilleraie.


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Née en 1890, Jeanne Michaut,  en religion Soeur  Catherine débute son apostolat à  l'age de 20 ans.

Elle fera la majeure partie de sa carrière à Parthenay. On retiendra sa participation active à la Résistance. Elle  fut agent de liaison avec un cran et une audace exceptionnels. Circulant au mépris du danger, elle transportait et distribuait des armes aux groupes FFI de la région. En particulier le 28 juillet 1944 à Parthenay, où elle réussit à se glisser au milieu des troupes allemandes, sans être inquiétée ; elle transmettra de précieux renseignements au capitaine Georges Guignard, facilitant la réussite des opérations. D’origine alsacienne, sa connaissance de la langue allemande lui permet d’écouter les conversations, d’autant plus qu’elle n’éveille pas les soupçons, grâce aux « bonnes relations » qu’elle a réussi à établir avec le capitaine Abbeg, commandant la Kommandantur. Jeanne Michaut fut décorée de la Croix de guerre 39-45 avec étoile d’argent.

Eugène Brisset est né le 10 mai 1893 à Doué la Fontaine. Domicilié 35 rue Marcellin Berthelot à Parthenay, il exerce la profession d’expert géomètre,  il dirige également le Ciné-Théâtre. Passionné de rugby, il sera plusieurs années durant, le président du club local. Père de deux enfants : Yves et Simone, il entre très tôt dans la résistance et constitue un groupe à Parthenay avec Alfred Gazeau. Il sera arrêté le 5 août 1943 à son domicile par la Gestapo avec sa fille Simone. Torturé et battu à la prison de la Pierre Levée de Poitiers, il est déporté à Buchenwald puis à Mathausen ; Il décédera de 3 février 1945 à Gusen. Sa fille Simone (née le 18 septembre 1920 à Montfort)  sera arrêtée en même temps que lui. Elle sera déportée à Ravensbrück puis à Hanovre et Bergen- Belsen.  Elle partageait avec son père la même passion du rugby. Elle sera rapatriée en France le 30 mai 1945. Son fils, Yves est né le 10 décembre 1918 à Montfort, il est arrêté  le 3 novembre 1943 avec cinq jeunes gens à Montbron (Dordogne) en essayant de passer la ligne de démarcation. Il sera interné à Poitiers, puis déporté à Buchenwald le 23 janvier 1944 et à Flossenburg. Il est décédé le 24 avril 1945 à Karlsbad-Talperr (Tchécoslovaquie)

                                  Pultré                forêt de Secondigny

C'est en ce lieu, que de jeunes garçons refusant la collaboration, ont créé le premier maquis de Secondigny. Ils ont pour noms : Bernard Nicolle dit "Jean Noé"qui fut secrétaire du Lt colonel Robin et agent de liaison, Gauthier dit "Petit Louis" et Naudin dit 'Nono". Ils sont aidés par Maurice Croisé (cultivateur à Chicheville, entré en résistance dès 1941, il abritera de nombreux réfractaires au STO) et René Julé (faussaire improvisé qui  fabriquant de fausses cartes d'identité et de faux papiers, sauvera la vie à un très grand nombre d'hommes et de femmes persécutés par l'occupant et le régime de Vichy) Leur mémoire et leur engagement sont perpétués par un petit monument à "Pultré" près de l'emplacement où ils se terraient, les moments d'alerte.

                                                           Ripère     Loin


On peut lire sur ce monument :

"N'oubliez pas "    Déportés-combattants    1939-1945


Arsène Bonnet

Ernest Cailleau

Alfred Chargy

Eugène Cousin

Casimir Geantet

Marcel Grimault

                                                  Saint Loup sur Thouet

Le 23 juin 1940, au lendemain de la signature de l'armistice par le maréchal Pétain, Daniel Bouchet - en qualité de maire - attend seul sur les marches de la mairie les troupes allemandes. Immédiatement, l'occupant réquisitionne le château, des maisons individuelles, une partie de la mairie pour installer ses cantonnements et services administratifs. Dès 1941, l'un des tout premiers réseaux de renseignements dépendant de la France Libre, le réseau Confrérie Notre-Dame créé par le colonel Rémy, se développe en Nord Deux-Sèvres. Renseigner les Alliés sur les mouvements des troupes allemandes basées sur la côte Atlantique est sa mission principale. Autour d'André Chauvenet (chirurgien à l'hôpital de Thouars), André Colas (radiologue à l'hôpital de Thouars) et Daniel Bouchet (médecin à Saint-Loup-sur-Thouet), une toile d'araignée se tisse. Des agents de liaison et des "boîtes aux lettres" sont recrutés en Touraine, Anjou, Poitou et sur la façade Atlantique. Clandestinement depuis l'hôpital de Thouars, Anquetil (technicien radio) transmet au BCRAM (Bureau Central de Renseignements et d'Action Militaire), à l'aide du poste émetteur "Cyrano", les renseignements recueillis sous forme de messages codés. Printemps 1943 : « Si je meurs, venge –moi » A l'annonce de ce message personnel diffusé sur les ondes de la BBC, l'équipe constituée sous la responsabilité de Daniel Bouchet rejoint, par un soir de clair de lune, Maisontiers. Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1943, les Alliés parachutent 3 tonnes d'armes destinées au mouvement OCM. Ce sera le dernier parachutage de la série qui a débuté dans le triangle Thouars, Bressuire, Parthenay au printemps 1943. Périlleusement, les armes sont transportées et cachées à Ripère et à Saint-Loup-sur-Thouet. Suite aux arrestations de Daniel Bouchet, André Bernard et Marcel Grimault le 9 août 1943, elles sont déplacées dans le clocher de l'église à Louin.

Eté 1944 : Depuis le débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, les missions alliées comme les parachutistes SAS se déploient sur le territoire. Les attaques contre les convois allemands sont nombreuses. Des groupes armés se constituent. Suite à un violent accrochage, le 14 août 1944, dans le bourg de Saint-Loup-sur-Thouet, avec des soldats allemands s'approvisionnant à la laiterie, la crainte des représailles est forte. La nuit suivante, Rémy Loubeau mobilise quatorze hommes. Le jeune Georges Marsault est tué dans le combat.


                                                 Saint-Loup sur Thouet

Monument Georges Marsault



Depuis le débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944, les missions alliées comme les parachutistes SAS se déploient sur le territoire. Les attaques contre les convois allemands sont nombreuses. Des groupes armés se constituent. Suite à un violent accrochage, le 14 août 1944, dans le bourg de Saint-Loup-sur-Thouet, avec des soldats allemands s'approvisionnant à la laiterie, la crainte des représailles est forte. La nuit suivante, Rémy Loubeau mobilise quatorze hommes. Le jeune Georges Marsault est tué dans le combat. Le convoi allemand quitte le village avec ses morts et blessés.


                                                 Saint Marc La Lande


Le 28 août 1944, avec quelques camarades résistants, René Villain, jeune parachutiste SAS, tend une embuscade afin d'attaquer, voire éliminer un convoi Allemand qui se replie. Ils sont quatre armés d'un FM, de deux stener d'un mousqueton. C'est un défi téméraire, les Allemands sont beaucoup plus nombreux. Au cours d'un très violent combat, René Villain est mortellement blessé alors que ses trois camarades  parviennent à se replier. Le fermier voisin aidé de deux résistants ramènera le corps dans le bourg où il sera exposé et recevra l'hommage de la population. 2000 personnes assisteront aux obsèques du para de la France Libre, le S.A.S. René Villain, il n'avait que 22 ans. une rue porte désormais son nom.

                                                 Neuvy-Bouin "Villeneuve"

De mars à juin 1943, 4 parachutages sont organisés et réceptionnés avec succès sur le terrain de Neuvy-Bouin par les équipes de résistants de l'Organisation Civile et Militaire (OCM). En février 1943, le groupe de résistance de la Chapelle-Saint-Laurent et de Moncoutant recherche pour le compte de l'OCM, un terrain de parachutage. Le 1er parachutage a lieu dans la nuit du 12 au 13 mars 1943, le message de la BBC : « Tout ce qui approche de l'amour éloigne de la mort ». le 2ème parachutage à lieu le lendemain, le message est le même. Une tonne d'armes et de munitions récupérée est transportée par Marcel Labé et cachée dans les douves du château de Bressuire. Dans la nuit  du 13 au 14 mai 1943, a lieu le 3ème parachutage, le message est « Ne désespérez pas d'une amante en furie » C'est Calixte Vendé qui se charge de transporter les containers cachés sous plusieurs mètres cubes de fumier, jusqu'au domicile de Jean Turpault. Le lendemain, Maurice Clisson vient prendre en charge la cargaison avec son camion pour la porter à la Berderie de La Ronde. Le lendemain a lieu le 4ème parachutage. Le message de la BBC est : « Au sang de ses sujets un roi doit la justice » Ce parachutage comporte 13 containers apportant 2,5 tonnes d'armes et de munitions, 2 postes émetteurs, et 3 postes récepteurs. Le tout est transporté par Frédéric Faucon avec son propre camion et stocké dans son atelier près de la gare de la Chapelle-Saint-Laurent.

                                                          Vasles

Le 25 août 1944, à 5h30 du matin, le maquis de Sanxay  attaque un camion Allemand stationné sur la place de l’église de Vasles. Quatre Allemands sont mortellement blessés. 200 Allemands stationnés en bas du bourg contre attaquent, la fusillade dure plusieurs heures. Puis les Allemands perquisitionnent les maisons et prennent une trentaine d’otages qu’ils alignent devant l’église. L’après-midi trois d’entre eux sont emmenés dans un pré et interrogés et menacés d’exécution. Puis tous les otages sont emmenés dans une salle et l’un d’entre eux M. Georges François est emmené.  Vers 19h, des rafales de mitraillettes crépitent, Georges François vient d’être exécuté. Domicilié à Lavausseau, marié à une institutrice, il passait à Vasles pour rejoindre une unité du maquis où il avait contacté un engagement. Son corps sera retrouvé le lendemain, à quelques centaines de mètres du bourg, là où se trouve le monument aujourd’hui.




                                                               Veluché

 Le 16 novembre 1939, il fut décidé l’implantation d’un camp près du village de Veluché  avec comme appellation officielle ‘’Camp de circonstance de St Loup-sur-Thouet’’. Il a été implanté sur le territoire de la commune des Jumeaux à la lisière d’Airvault.  La conception et l’élaboration de ce camp ont été réalisées par les troupes des unités du Génie, du Train et des responsables civils.. La main-d’œuvre ouvrière était constituée de professionnels civils et de travailleurs espagnols mobilisés pour la circonstance. L’ensemble des bâtiments (500  constructions)  de ce camp, qui n’était pas clos, s’étendait sur une zone triangulaire d’une longueur de 3 km et d’une base de 1,5 km. Le 18 décembre 1939, les premières unités polonaises arrivèrent au camp. Trois bataillons d’instruction divisionnaire et une compagnie de pionniers venant du camp de Coëtquidan, soit 3.147 hommes, vont œuvrer à la préparation du camp et à l’instruction des futures recrues. Après le départ des Polonais, une partie des baraquements fut entourée de barbelés et utilisée par les allemands pour y interner des prisonniers de guerre, des tirailleurs marocains qui arrivèrent en octobre 1940 au Front stalag 231 de Parthenay. Les prisonniers étaient très malheureux, affamés et 26 d’entre eux y sont décédés entre le 20 décembre 1940 et le 13 février 1941 date de fermeture du camp et plus tard les Allemands démantelèrent le camp pour récupérer les matériaux, denrée précieuse à l’époque.

Sources : fiches du Conservatoire de la Résistance,  site du CRRL Thouars, site Combattants du Mellois, Michel chaumet « La Résistance en Deux-Sèvres », archives particulières.

Crédit photographique : Jean-Claude Giraud, Philippe Sibileau , Michel Clisson, Michel Lacombe, Charles Voirin, Jean Faucher, Nouvelle République.