Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                                         La Vequière  de Surin

 La maison des frères Gaston et Jules Gaufreteau à la Véquière de Surin faisait partie des lieux d’hébergement et de refuge pour les résistants du réseau Delbo-Phénix. Ainsi ils hébergèrent Maya  Desgranges alias « Katia », puis François de KInder. Puis, à la suite d’un parachutage qui eu lieu dans la nuit du 3 au 4 mars 1944 à Chaban, à côté de Niort, ils hébergèrent un radio du réseau  Joseph Guillaume qui effectua des liaisons avec Londres dans un champ proche de la maison. Au mois d’avril le réseau est démantelé par la police allemande. Le 12 avril, Louis Michaud vint à la Véquière pour aviser Joseph Guillaume de l’arrestation de Jean Depraetère et lui remettre les fonds du réseau. Le 27 juillet Gaston et Jules Gaufreteau sont arrêtés par des policiers du SD et des miliciens. Ils seront transférés à Compiègne puis à Buchenwald. Gaston Gaufreteau est mort d’épuisement dans les mines de sel  de Neue-Srassfurt le 21 janvier 1945, quand à son frère Jules lui aussi est mort d’épuisement, malade et méconnaissable le 18 mai 1945, dix jours après son retour.

                                          La Vequière de Surin


Albert Peltriaux sera arrêté le 11 juin 1943. Résistant, il fabriquait de faux papiers en se servant du cachet de la mairie de Surin. Il hebergea plusieurs résistants : Durosier de Niort, un nommé Georges, Baptiste... Egalement, il cherchera des terrains de parachutage. Emprisonné à la Pierre-Levée, il sera déporté en Allemagne. Exécuté à Brandebourg par les Allemands le 21 août 1944.

                                                          Chauray

                                                       Gript

Le réseau de résistance DELBO PHOENIX fut très actif en Deux Sèvres. A Frontenay, Norbert et Amédée Migault étaient les représentants de ce réseau.

Amédée Sylvain Migault naquit le 20 juin 1890 à Marigny, fils de Simon Migault, cultivateur et de Virginie Parpant. Il se maria le 16 juillet 1917 à Gript avec Anna Pommier. Il fut membre de l’Unité de la DGER (Direction générale des Études et Recherches, organe de renseignement créé en 1944 et rattaché au Bureau Central de Renseignements et d'Action). Résistant, il fut déporté le 27 avril 1944 depuis le camp d’internement de Compiègne puis au AUSCHWITZ puis Buchenwald, mort pour la France le 13 mars 1945 à OHRDRUF.

Norbert MIgault naquit le 2 novembre 1921 à Gript. Fils d’Amédée Sylvain Migault et d’Anna Pommier, il fut membre de l’Unité de la DGER (Direction générale des Études et Recherches, organe de renseignement créé en 1944 et rattaché au Bureau Central de Renseignements et d'Action). Résistant, il fut déporté le 27 avril 1944 depuis le camp d'internement de Compiègne puis AUSCHWITZ, puis Buchenwald et  Flossenburg (Allemagne) où il décéda le 28 décembre 1944.


                                   église de Coulonges sur L'Autize



Simone Godard [née Mercier]

Elle est née le 4 septembre 1901 à Coulonges-sur-l’Autize (Deux-Sèvres), ,rue de l'Épargne.  D'abord, institutrice à Chantenay, elle enseigne ensuite à Gerzat, dans la banlieue de Clermont-Ferrand, avec son mari Louis Godard qu'elle a épousé à Coulonges en 1926. Résistants de la première heure, ils appartiennent tous les deux au réseau de renseignements et de sabotages Alibi. Louis rejoint le maquis alors que Simone qui n'a pas voulu abandonner ses élèves est arrêtée le 21 juin 1944. Torturée, affaiblie, elle meurt d'épuisement le 21 avril 1945 au sinistre camp de Revensbruck. A titre posthume, Simone Godard est titulaire de la médaille de la résistance, de la médaille militaire avec palmes et elle est chevalier dans l'ordre de la légion d'honneur. Son fils Serge fut maire de Clermont Ferrand de 1997 à 2014.


                                             Le Vanneau-Irleau


Samedi 28 mai 2016, la commune du Vanneau-Irleau (Marais Poitevin des Deux-Sèvres) et le Souvenir Français ont rendu hommage à neuf résistants du Groupe Marais arrêtés par la police politique de Vichy le 23 mai 1944, dont trois furent surpris à la ferme du Deffend à Irleau ; les autres étant arrêtés à Damvix et à Niort Huit seront exécutés sur la Butte de Biard (Vienne), le 4 juillet 1944 ; leur hébergeur Honoré Cadet sera déporté en Allemagne à Neckargerach, où il mourra le 29 décembre 1944. Pendant l’occupation, le Marais et sa configuration compliquée permet aux réfractaires du STO (Service du Travail Obligatoire) et aux jeunes du Parti communiste de se dissimuler. Ainsi, les sites de Coulon, d’Arçais, du Vanneau et d’Irleau sont alors des plaques tournantes. Ils s’appelaient : Honoré Cadet, Camille et Michel Doré, Jacques Jabouille, Raymond Giraudineau, Marcel Forestier, Paul Constant Mohimont, Léon Monéger, et Marcel Pouponneau. Ils ont été dénoncés à la Feldkommandantur de Poitiers, à la suite d’un sabotage sur la voie ferrée Niort-La Rochelle.

                                         camp du Prin Deyrançon