Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                           Niort   place des Martyrs de la Résistance

Monument aux Soldats sans uniforme des Deux-Sèvres morts au combat ou dans les camps de concentration. L’initiative de l’érection de ce monument revient à un groupe de résistants : Victor Verbruggen et le colonel Edmond Proust. En 1946, à la demande d’Emond Proust, un Comité D’Initiative est crée le 5 décembre 1946. Le 20 décembre 1948, le conseil municipal de Niort adopte le projet et vote un crédit de 200.000 francs.Après concours, le sculpteur et l’architecte retenus sont : M. Klotz architecte et M. Dulau sculpteur, prix de Rome. Le monument symbolise la Résistance qui est représentée par le tronçon d’une épée saisi par une main gigantesque et la flamme, la flamme de la pensée française. Le monument est en pierre de Chauvigny. Sur l’assise inférieure formant socle sont gravés les noms des mouvements, réseaux et maquis de la Résistance. L’inauguration, présidée par le général Jussieu-Pontcarral compagnon de la libération, aura lieu le 11 novembre 1949 devant plusieurs milliers de personnes.



Quartier de la gare, à l’angle de la rue des Trois-Coigneaux et de l’avenue Charles de Gaulle -


"En mémoire des 143 juifs arrêtés dans les Deux-Sèvres sur ordre du gouvernement de Vichy et déportés dans les camps d'extermination nazis entre 1942 et 1944. Ne les oublions pas !" Sur les 143 déportés, 4 ont survécu : Gisèle ATLAN, Yvette BAUM, Ida FENSTERZAB, Léon ROSZTEJN. Stèle dévoilée le 03/02/2012 -

Stèle commémorative, gare SNCF [Niort] - Gare SNCF - "1914-1918 A la mémoire des cheminots morts pour la France" - "1939-1945 Niort à la mémoire des agents de la SNCF morts pour la France" - "Victimes du nazisme, des lois d'exception du gouvernement de Vichy qui instaurent le service de travail obligatoire. Plus de 2500 jeunes des Deux-Sèvres partis de cette gare de 1942 à 1944 sous la contrainte de la menace pour le travail forcé en Allemagne. A la mémoire de ceux qui ne sont pas revenus et de ceux qui n'ont pas survécu à cette tragédie"

                                    rue Alsace Lorraine

C’est au numéro 12 de la rue Alsace Lorraine qu’était le siège de la Gestapo et du SD. De nombreux résistants y furent interrogés et torturés. Au début de l’occupation, les hommes du SD étaient commandés par le lieutenant Heinrich Schumann,  il fut remplacé par  le Lieutenant Robert Meyer qui arrivait de Châtellerault.  Schuman quitta Niort pour la Roche sur Yon. Ils étaient assistés du sous officier Willy Baum qui se rendit coupable de nombreuses exactions : Il fit fusiller en juin 1944 trois réfractaires dans la région de Loubillé. Les autres membres du SD étaient Hanz Bleschmit, un interprète Hoffler et un chauffeur Paul Muller. Dans leur travail, ils étaient  aidés de feldgendarmes qui procédaient aux arrestations et surtout ils s’appuyaient sur  des indicateurs et agents français comme Gaston Pilard et sa femme, Pierre Dufossé, Maurice Geoffroy et sa secrétaire Micheline Guey, julien Arnault, Lavignon (Bouboule), Boulancourt chef de la milice, à Parthenay Albert Ducos, Maurice Pécastaing à Thouars etc.

                                                   Gare de Niort

Pierre Leroy est né le 26 novembre 1895 à Villaudric (Haute-Garonne). Il habite au 32 rue Emile Zola à Niort (Deux-Sèvres) au moment de son arrestation. Il épouse Jeanne, Odette Thibeaudeau à la mairie de Cognac le 3 juillet 1920. Le couple n’a pas d’enfant. 
Pierre Leroy est ouvrier qualifié à la SNCF.
Sa femme Odette parle de lui dans le «Patriote Résistant» de mai 1973 «Mon mari était un homme très bon, au grand cœur, il se dévouait sans compter pour tous, il adorait les jeunes qui le lui rendaient bien (…). Avant notre mariage il a fait du sport, du rugby et même de la boxe. Depuis son jeune âge il a toujours aimé la pêche qui était son passe-temps favori... Son idéal était qu'en travaillant un ouvrier puisse vivre dignement».
En 1925, il milite à la section de Niort du syndicat (CGT) des cheminots unitaires et en 1934, il en était le secrétaire général ; le syndicat groupait 250 adhérents». En 1935, Pierre Leroy est secrétaire adjoint de l'Union départementale CGT des Deux-Sèvres. Il l'est encore en 1939. Sous l’Occupation, il est arrêté le 3 juillet 1941, à son domicile, par des policiers français, en raison de ses activités antérieures. Il est détenu à la prison cellulaire de Niort, puis en septembre 1941, il est interné au pénitencier du château de Vaudeurs dans l'Yonne, où sa femme a pu lui rendre visite et d’où elle reçoit ses lettres assez régulièrement. Il est ensuite remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent au camp de Royallieu à Compiègne, en mai 1942 en vue de sa déportation comme otage. Pierre Leroy est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942. dit des « 45000. Il est enregistré à son arrivée à Auschwitz le 8 juillet 1942 sous le numéro 45787. Pierre Leroy est mort à Auschwitz le 11 août 1942.

                       Conseil Départemental, anciennement quartier Du Gesclin


"Les écoles militaires préparatoires d'Épinal et des Andelys occupèrent d'octobre 1939 à juillet 1940, les locaux du quartier Du Guesclin. Parmi les 1100 élèves qui poursuivirent, ici, leur scolarité, nombreux furent ceux qui tombèrent au champ d'honneur en servant fidèlement la France"

                                           Place du Temple

                                         Direction Départementale de l'Equipement





Dans le Hall de la Direction Départementale des Territoires, avenue de Paris. A la mémoire de nos camarades des Ponts et Chaussées des Deux-Sèvres, morts pour la France au combat, en captivité, dans la résistance, en déportation, victimes de la barbarie allemande. N'oublions jamais 1939-1945

                                                   Hôtel de police




Dans la cour de l'Hôtel de Police-Inscription : "A nos camarades policiers-Morts pour la France 1939-1940"  Meyrignac Pierre et Michaud René

                                                                 Mairie


                                        Cimetière des Sablières




                Monument à la mémoire des prisonniers de guerre 1939-1945

                                               SaInte-Pezenne

Angélina Faity est née le 19 mars 1885 à Saint-Symphorien, elle passe toute sa jeunesse dans une ferme à Sainte-Pezenne, route de Fontenay le Comte. Elle épouse, le 2 décembre 1907 à Sainte-Pezenne, Paul Seigné né et résidant à Sainte-Pezenne. Le couple va habiter une modeste ferme. Avec son mari Paul Seigné,  elle prête sa ferme de Sainte-Pezenne pour y déposer du matériel et transmettre par radio les messages destinés aux résistants. Ces résistants appartiennent au réseau "Delbo-Phénix" qui est dirigé par Jean Depraetère. Le 12 avril 1944, Jean Depraetère demande en urgence une émission radio depuis la ferme des Seigné. Cette émission se déroule à 12h 30, mais elle est vite repérée par une voiture allemande de repérage "Gonio". Paul Seigné constatant l'arrivée des Allemands, avertit Georges Gibeault et De Kinder présents à la ferme. Ceux-ci cachent le matériel, immédiatement retrouvé par les Allemands. Seul Georges Gibeault est arrêté, puis torturé par la Gestapo. Le lendemain 13 avril 1944, Madame Seigné (Angélina Faity) est arrêtée en représailles en l'absence de son mari qui prévenu de l'arrivée des Allemands a pu fuir, elle a 59 ans. Elle déportée le 25 mai 1944 à Neue Bremm puis Ravensbruck où elle décède le 26 janvier 1945. Paul Seigné s'échappe en traversant la Sèvre afin de rejoindre la Commune de Sciecq. En ce début de printemps, l'eau froide lui fit contracter une pneumonie. Paul Seigné ne guéri pas vraiment de cette maladie et décède en 1947.