Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                                             LAGEON  4 octobre 2015

                                    Une cérémonie pour ne pas oublier

Dès 1941, des hommes et des femmes se sont dressés contre l'occupation nazie. Ils ont agi seul ou en réseau, par des actions de sabotage, d'attaques, de parachutages d'armes et transmissions de renseignements cruciaux. De nombreux furent arrêtés, torturés, emprisonnés, déportés ou condamnés à mort. Ils payèrent un lourd tribut pour la liberté.
Un monument à la mémoire des déportés dans cantons de Bressuire et Parthenay a été érigé en 1948 à Lageon, Chaque année, c'est le lieu de rassemblement pour le souvenir de ces soldats sans uniforme, combattants de l'ombre, morts en déportation ou revenus à jamais marqués dans leur chair et leur dignité
Soixante-dix ans après la libération des camps, de nombreuses personnes, autorités civiles, militaires, anciens combattants et anonymes, se sont rassemblés devant le monument en granit gravé des noms de ces résistants, morts en déportation pour la liberté :  cérémonie toujours aussi émouvante, ponctuée par le "chant des partisans" suivi du "chant des marais", magnifiquement interprétés par Dominique Boutin-Garcia.  Les élèves du lycée Pérochon de Parthenay lurent ensuite le témoignage poignant de Gérard Pichot, résistant de 22 ans, arrêté, déporté à Buchenwald et libéré le 10 avril 1945f

Jean-Claude Giraud, au nom du conservatoire de la Résistance est revenu sur le cauchemar, la détresse et la solitude vécus par les déportés et leurs familles. « Il y a eu 414 déportés dans les Deux-Sèvres, 224 résistants et 190 autres dont 138 juifs  .
Yan Martineau, maire de Lageon se souvient du lourd tribut payé par le village avec ses sept résistants arrêtés dont aucun n'est revenu et transmet un message d'espoir. « Il faut se tourner vers l'avenir, lutter pour avoir la chance de vivre libre ».
La députée Delphine Batho témoigne « des grandes figures d'un combat universel pour la liberté et la dignité humaine, mis en lumière lorsque le peuple s'est soulevé pour dire non au terrorisme le 11 janvier ». Le préfet Jérôme Guitton a présenté lui, « un message d'avenir avec une mise en garde contre les ombres qui menacent les valeurs de la démocratie et le droit à la liberté. »                           NR du 6/10  cor Jean-Luc Haensler

                                                            LA CEREMONIE