Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                                                   Parthenay

Depuis avril 1954, le dernier dimanche d’avril est consacré à la journée du souvenir des Victimes et Héros de la Déportation. La tragédie des camps de concentration nazis et le courage de ceux qui ont lutté pour la sauvegarde de la dignité humaine doivent rester présents dans les mémoires. A Parthenay, la cérémonie a commencé avec la chanson de Jean Ferrat Nuit et Brouillard : Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés, qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants… Après le lever des couleurs, Daniel Longeard adjoint et correspondant défense à lu le message commun des associations de déportés : Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, au déchaînement de fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message des déportés est d’une brulante actualité… Il faut, sans relâche, répéter que cette célébration n’est pas uniquement tournée vers l’histoire mais bien vers notre présent et notre avenir… Puis ce fut le chant des Marais et le dépôt de gerbes  par les personnalités : Françoise Berthelot- Prestat pour la mairie, Jean-Luc Drapeau représentant Delphine Batho, la représentante du Conseil Départemental et le Sous-préfet de Parthenay Christophe Burbaud. Puis ce fut la minute de silence suivie de l’hymne national.                       

 NR  J.C.G.

                                                    Moncoutant





En cette « Journée Nationale du Souvenir de la Déportation », une importante assistance s’est recueillie devant le Monument à la mémoire de la Résistance et de la Déportation.

Le « Chant des Marais » a marqué l’ouverture de la cérémonie.

Madame Sabine Gilbert a lu, ensuite, un texte très émouvant évoquant 6 pendaisons  le matin de Noël 1944 devant l’ensemble des détenus réunis sur la place d’appel du camp de Flossenbürg.

Un dépôt de gerbe suivi de la sonnerie aux morts a précédé la minute de silence.

Une Marseillaise donnait la note finale à cette manifestation.  (M.C.)

                                                Niort 29 avril

                       " Non à ces dangers qui menacent l'avenir "


Jane Debenest (2e en partant de la droite) a lu un message de Pierre Ropiquet l'un des tout derniers rescapés des camps du régime concentrationnaire.

Lors de la veillée du souvenir des déportés, hier soir place de la Brèche, Jane Debenest la présidente de l'ADIF 79 a lu un message de Pierre Ropiquet, déporté et rescapé de Dachau et Vaihingen. « La tentation des pays à se replier sur eux-mêmes au détriment de l'indispensable solidarité », voilà ce qui menace le monde d'aujourd'hui. « Ces éléments requièrent une action commune contre ces dangers qui menacent l'avenir ».

« La montée du racisme » a été clairement évoquée par la présidente ainsi que le « règne de l'indifférence. Tout cela nous promet des temps terribles si nous n'y prenons pas garde », devait conclure la petite-fille d'Ernest Perochon.
A 20 h 45, hier soir place de la Brèche démarrait cette cérémonie inspirée du temps où les rescapés des camps nazis avaient encore la force de se réunir, « en famille », devant le monument aux soldats sans uniforme. Quelques jeunes étaient invités à allumer les flambeaux portés par les personnalités assises au premier rang. En même temps qu'on pouvait entendre Nuit et Brouillard, le chant par excellence pour se remémorer les temps les plus sombres de l'histoire européenne. La lecture des textes choisis par les associations patriotiques prenait le relais.   ( Extrait NR)
                                            Niort  30 avril

                         " La tentation des pays du repli sur soi "


Pierre Ropiquet (l'ancien déporté à Dachau, Neckarelz et Vaihingen à partir du 2 juillet 1944) à Niort hier matin en compagnie du lieutentant-colonel Hemmerlé.

Le dernier représentant des victimes et héros de la Déportation à Niort, Pierre Ropiquet, 93 ans, le savait depuis quelque temps déjà : le message qu'il lirait, hier matin place de la Brèche, au nom de son Union nationale des associations des Déportés (l'Unadif) lors de la journée du souvenir de ses camarades devait être bien différent de celle des années précédentes.

« La tragédie des camps de concentration nazis doit rester présente dans les mémoires mais nous n'évoquerons pas aujourd'hui nos souffrances passées », nous confiait-il peu avant la cérémonie. « Il faut sans relâche, répéter que cette célébration n'est pas uniquement tournée vers l'histoire mais bien vers notre présent et notre avenir », a-t-il lu après le rassemblement à la Maison de la Gestapo. « La dénonciation du nazisme n'a de sens que si elle s'accompagne d'un combat acharné, sans la moindre compromission, contre les formes actuelles de résurgence de cette idéologie de mort. Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l'antisémitisme, le message des déportés est d'une brûlante actualité. Les conflits qui déchirent le Moyen-Orient, les millions de femmes d'hommes et d'enfants obligés de fuir, la tentation des pays de se replier sur eux-mêmes au détriment de l'indispensable solidarité, tous ces éléments requièrent une action commune contre ces dangers qui menacent l'avenir ».
Cette lecture devant les autorités civiles et militaires du département, faisait suite à de nombreuses autres dont celle de Dominique Tantin, l'historien Niortais spécialiste de cette période, qui a repris quelques passages du livre d'Elie Wiesel : La Nuit. (extrait NR)

                                               Saint- Maixent

                   La plaque des Martyrs a son nouvel emplacement


Le général Guy Rochet et Léopold Moreau, le maire, présidaient la cérémonie de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation.

La cérémonie la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation était célébrée au nouvel emplacement de la plaque des Martyrs.

Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l'antisémitisme, au déchaînement de fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message des déportés est d'une brûlante actualité, proclamait Colette Fauriat dimanche matin sur le parvis de la cour Saragosse près de la médiathèque. Fille d'Hélène Fauriat grande résistante du réseau Gallia déportée à Ravensbrück en 1944, la représentante des quatre fédérations d'associations de résistants et déportés a lu leur message. Il s'adressait aux personnalités et au public présents sur ce nouveau site où la plaque des martyrs de la libération est désormais apposée. Un auditoire qui a pu aussi entendre, « Il faut sans relâche, répéter que cette célébration n'est pas uniquement tournée vers l'histoire mais bien vers notre présent et notre avenir. » Cette cérémonie commémorative était donnée à l'occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation. Elle revêtait aussi un caractère tout particulier, puisqu'elle était la première cérémonie célébrée sur le nouvel emplacement de la plaque des Martyrs.
La cérémonie d'hommage s'est poursuivie par le dépôt de gerbes des associations d'anciens combattants représentées par Jean-Claude Riera plus celle du général Rochet de l'Ensoa et de Léopold Moreau, le maire. La plaque des martyrs de la libération a donc retrouvé son emplacement à proximité de la rue du même nom et son protocole d'hommage également.  (NR)

                                                     Thouars



Lecture de Geneviève Pichot.

Dimanche a eu lieu la cérémonie pour la journée du souvenir des victimes et héros de la déportation. Geneviève PIchot, présidente de Centre Régional Résistance et Liberté, fille de résistant, a lu le serment de Buchenwald, fait le 19 avril 1945 sur la place d'appel du camp par les rescapés.

" Ces propos sont de plus en plus d'actualité aujourd'hui" a-t-elle conclu

(extrait NR)

                                                          Bressuire

                                       L'hommage chanté aux déportés

Anciens combattants, élus, représentants des forces de l'ordre et Bressuirais se sont retrouvés dimanche matin devant la stèle marquée du nom des dix-sept juifs bressuirais déportés durant la Seconde guerre mondiale pour commémorer la journée du souvenir des victimes et des héros de la Déportation. En présence du sous-préfet de Bressuire, le maire de Bressuire Jean-Michel Bernier a lu le message du secrétaire d'État chargé des anciens combattants et les noms des 17 victimes bressuiraises, dont l'âge allait de 9 à 58 ans, ont été lus.

Mais cette cérémonie avait un caractère un peu original cette année puisque « les Dames de Chœur », « les Entonneurs » et le Chœur de chambre des Deux-Sèvres dirigés par Anne Koppé ont entonné quatre chansons en Yiddish (dont le chant des résistants juifs et un conte pour enfants) et un chant en français pour marquer cet hommage bressuirais.

  photo et texte NR