Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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Le dernier dimanche d'avril est chaque année dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale.

                                                   NIORT

Prélude à la Journée nationale de la Déportation, une veillée du souvenir  avait lieu le samedi 25 avril au pied du monument aux Soldats sans uniforme. Les flambeaux du souvenir ont été rallumés, hier soir, devant le monument aux Soldats sans uniforme. Une cérémonie émouvante que les anciens déportés et familles de déportés placent sous le signe du recueillement et de la mémoire. Inscrite depuis une dizaine années dans le calendrier des célébrations, à la veille de la Journée nationale de la Déportation et cette année en marge du 70e anniversaire de la libération des camps.

Symboliquement c'est Jane Debenest (présidente de l'Association des déportés internés et familles de disparus) et Viviane Favreau (présidente de la Fédération des déportés et internés résistants et patriotes) qui allument les flambeaux qui sont ensuite distribués de proches en proches, témoignage de la transmission de la flamme du souvenir.
Une soixantaine de personnes, dont le maire Jérôme Baloge et le préfet Jérôme Gutton, étaient présentes à cette soirée d'hommage « à des hommes et des femmes envers lesquels notre dette ne s'éteindra jamais […] qui ont offert leur vie pour que ce monde soit meilleur, des hommes et des femmes dont, indifférents et égoïstes, nous foulons chaque jour les valeurs pour lesquelles ils sont allés jusqu'au bout de leur souffrance », dira Jane Debenest. Et la présidente de l'Adif 79 de conclure : « Ce soir, dans la lumière des flambeaux de la mémoire, écoutons les voix des déportés, leurs inquiétudes et leurs espoirs. Soyons attentifs à leurs messages, mais aussi à leurs mises en garde. Ils sont les veilleurs de notre société ».  photo et texte NR

                                            PARTHENAY

Une cérémonie avait lieu dimanche matin au jardin public de Parthenay. Une cérémonie qui débutait avec la chanson de jean Ferrat « Nuit et brouillard » puis ce fut le « Chant des Marais » le chant des déportés composé en 1933 par des détenus allemands d’un camp de concentration. Puis Xavier Argenton a lu le message rédigé en commun par les associations de déportés : « Le retour des déportés que nous commémorons aujourd’hui a symbolisé la défaite de la déshumanisation pratiquée systématiquement par les nazis et le triomphe de la liberté et des valeurs fondatrices de la civilisation. Les déportés rappellent, pour les avoir vécus, à quels désastres conduisent la violence, le mépris de la dignité humaine, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie… Au lendemain des évènements tragiques qui ont durablement ébranlé la conscience collective au mois de janvier dernier et réveillé nos sentiments patriotiques, nous voulons dire notre attachement à la République et à l’unité nationale. Cette Journée du Souvenir revêtira tout son sens si elle ne se limite pas à la mémoire du passé mais si elle s’inscrit aussi dans le présent et l’avenir. »  texte et photo Jean-Claude Giraud

                                                        BRESSUIRE 


A Bressuire, cette cérémonie s'est déroulée hier en fin de matinée, à la stèle des juifs, square de la gare, en présence de nombreux élus dont le maire de Bressuire, Jean-Michel Bernier et le député, Jean Grellier. La sous-préfète Annick Pâquet a lu le Message des déportés dans lequel est stipulé que cette Journée du Souvenir « revêtira tout son sens si elle ne se limite pas à la mémoire du passé mais si elle s'inscrit aussi dans le présent et l'avenir ». Ce même message incite les jeunes générations à agir « pour que le respect de la dignité humaine, la solidarité et la liberté triomphent à nouveau dans un monde plus juste et plus pacifique ». En fin de cérémonie, Michel Izon, président de la section bressuiraise de l'Union des anciens combattants a lu les noms qui sont inscrits sur la stèle des juifs de Bressuire. Une litanie qui a rappelé quelle fut la barbarie et la déshumanisation systématique pratiquée par les nazis.  texte et photo NR


                                                       THOUARS


Les anciens combattants de l'Entente thouarsaise ont commémoré hier matin l'anniversaire de la libération des camps de Déportation. Une balise tricolore qui se situe au pied des marches de l'Orangerie localise l'arrestation, le 5 juin 1942, de 18 Thouarsais appartenant à l'organisation secrète 680. Parmi ces " soldats de l'ombre ", jugés par le tribunal militaire allemand, 9 ont été fusillés, 10 déportés et 5 internés.

Les anciens combattants thouarsais n'ont pas oublié de rendre honneur à leur mémoire et à tous ceux qui ont vécu le même sort pour délivrer notre pays du joug nazi. 

                                                                                                                                                                          texte et photo NR

                                                   NIORT

Soixante-dix ans après la libération des camps, Journée nationale d'hommage aux victimes de la Déportation hier matin devant le monument du Soldat sans uniforme. Alors que tout semble avoir été dit sur les atrocités du nazisme, les derniers témoins continuent, inlassablement, de témoigner et d'alerter, « la raison de vivre des survivants qui sont des veilleurs », dira notamment Viviane Favreau, présidente de la Fédération des déportés et internés résistants et patriotes, bordée de Jane Debenest, présidente de l'association des déportés internés et famille de disparus, qui avait auparavant livré un témoignage poignant sur l'univers concentrationnaire.
Personnalités, anciens combattants, porte-drapeaux, détachement militaire ainsi que la participation remarquée à cette cérémonie commémorative des membres du conseil municipal des enfants, symbolisant la transmission de la flamme du souvenir. Le message délivré par Pierre Ropiquet, 90 ans, dernier déporté niortais vivant, porte ces leçons du passé : « Au lendemain des événements tragiques qui ont durablement ébranlé la conscience collective au mois de janvier dernier, nous voulons dire notre attachement à la République et à l'unité nationale. L'oubli, la banalisation de la violence, l'instrumentalisation de la peur et le rejet de l'autre sont des dangers qui menacent nos sociétés.                   texte et photo NR


                                                                                                         MONCOUTANT