Conservatoire de la Résistance
et de la Déportation des Deux-Sèvres  
 

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                  24 avril 2016, journée nationale de la déportation

             NIORT, une cérémonie en deux temps

Veillée du souvenir samedi soir et cérémonie officielle hier matin : ce week-end, la Journée nationale du souvenir des déportés a été doublement célébrée.

Emotion à double résonance ce week-end à Niort avec une Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation qui a été célébrée en deux temps. Dans la continuité d'une cérémonie initiée au départ par des rescapés de retour des camps d'extermination nazis en mémoire de leurs camarades, une veillée du souvenir a d'abord eu lieu samedi soir devant le monument des soldats sans uniforme sur la Brèche. " Héros modestes et discrets " Ce rendez-vous nocturne était initié par l'association de déportés, internés et familles de disparus (Adif 79) et la fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP 79). Avant toute chose, chaque participant, dont le préfet Jérôme Gutton, s'est vu remettre un flambeau allumé à la flamme du souvenir. Puis hommage a été rendu par Jane Debenest (présidente de l'Adif 79) à Viviane Favreau, présidente de la FNDIRP, disparue il y a seulement quelques jours, « une figure rayonnante et un être généreux ». Les deux petits-enfants de cette dernière, Medhi et Louisa (13 ans) étaient d'ailleurs présents pour lire des textes de leur choix. Cette veillée fut aussi l'occasion pour Jane Debenest d'honorer « la mémoire de ces héros modestes et discrets qui ont fait le sacrifice de leur vie pour que la liberté triomphe de la barbarie ». Un hommage qui tombe à pic puisque, selon Jane Debenest, « la barbarie, la haine, l'ignorance et le mépris empoisonnent nos sociétés ». Dimanche matin, au même endroit, les flambeaux avaient cédé la place à la cérémonie officielle officielle. Six membres du conseil municipal des jeunes ont lu des textes poignants de récits des déportés.     Xavier Leroux  NR
                                            PARTHENAY

Soixante et onze ans après la libération des camps, avait lieu la journée nationale du souvenir des victimes et héros  de la déportation hier matin devant le monument aux morts de Parthenay. Une cérémonie qui débutait avec la chanson de jean Ferrat « Nuit et brouillard » puis ce fut le « Chant des Marais » le chant des déportés composé en 1933 par des détenus allemands d’un camp de concentration. Puis Daniel Longeard adjoint et correspondant défense  a lu le message rédigé en commun par les associations de déportés. Un message en forme d’hommage aux déportés mais aussi une piqure de rappel de ce que fut « l’élimination et l’éradication par des méthodes de mort industrielle de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants. » Un message aussi qui met en garde contre toutes doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir. Mais aussi un message d’espoir et qui se termine par ces quelques mots : « C’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde. »    J.C. Giraud  NR


                                   SAINT-MAIXENT

                       Première cérémonie sur le site du souvenir

Colette Fauriat a lu le message des associations patriotiques lors de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. La cérémonie de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation s’est tenue au nouveau monument aux morts hier matin. « En ces temps d'inquiétude et de menace pour l'avenir de l'humanité, il convient de dénoncer toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit se prévaloir ». Colette Fauriat a tenu ces propos hier lors de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Fille d'Hélène Fauriat, grande résistante du réseau Gallia déportée à Ravensbrück en 1944, la représentante des quatre fédérations d'associations de résistants et déportés a lu leur message. Il s'adressait aux personnalités et au public, présents sur le site de la mairie, où est maintenant érigé le monument aux morts de la commune.La cérémonie d'hommage s'est poursuivie par le dépôt de gerbes des associations d'anciens combattants représentées par Jean-Claude Riera, du général Rochet, commandant l'ENSOA et de Léopold Moreau, maire. Ce dernier a dénoncé les déviances abominables évoquées en cette journée du souvenir des victimes des héros de la déportation .   EXTRAIT NR


                                                                                 Moncoutant

Au cours de cette cérémonie, la Directrice du Collège Charles Péguy a lu un témoignage d'un ancien déporté sur les fusillades au Kommando de Hraditsko le 11 avril 1945, et le sénateur-maire Philippe Mouillier a lu le Message des Déportés.

                                       BRESSUIRE

                                  Un hommage discret


Toujours aussi discret, l'hommage aux juifs bressuirais disparus avait lieu hier matin, à l'occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la Déportation. En présence des élus, les anciens combattants ont rendu hommage à ces 19 malheureux morts des suites de la barbarie nazie, la sous-préfète remettant, dans son allocution, ces disparitions en relation avec les terrorismes contemporains.  NR